‹ La vallée de la Matapédia [microforme]Chapitre 7 sur 7 · DE LA MATAPÉDIA LEA · texte numérisé non relu

DE LA MATAPÉDIA LEA

Neuf milles plus loin que Cedar Hall on aperçoit Sayabec, centre moins considérable que ce dernier, mais qui est parvenu néanmoins à un développement important.

Là aussi l’on fait une grande exploitation de bois et la colonisation avance à pas de géant. Rien ne pourra plus désormais entraver l’impulsion donnée et de populeuses paroisses vont bientôt remplacer les colonies naïssantes.

Après les faits que je viens d’exposer dans le cours de cette étude, je crois qu’il n’y a aucune raison de me résumer ; les conclusions se tirent d’elles-mêmes : nécessité d’aider par tous les moyens possibles la colonisation sérieuse et, pour cela, répandre À profusion les connaissances agricoles ; faire connaître le pays, ce qui est le meilleur moyen de le faire aimer et d’y retenir ceux que l’'émigration aux Etats-Unis attire et entraîne ; diriger les colons vers les meilleures régions agricoles, ce qui ne peut s’accomplir avec discernement qu’à la suite d’études faites sur les lieux par des hommes qu'aucun préjugé, qu'aucune idée préconçue n’empêche de bien se rendre compte des choses ; avoir toujours en vue, comme objet essentiel, supérieur à toutes les considérations politiques ou autres, l'établissement du pays. Avant tout, emparons-

1—Je ne puis malheureusement pas donner, par la photogravure, une idée ni de Causapscal ni de Sayabec, ni de Beaurivage, les vues que j'avais prises de ces différents endroits ayant été complètement détruites par un accident, lors de mon retoursur l’Intercolonial.

nous du sol ; tout l’avenir de notre race est là ; soyons un peuple d’agriculteurs, et nous ne tarderons pas à devenir une nation, de simple nationalité que nous sommes encore. C’est dans la terre qu’est la force, que sont les ressources suprêmes ; c’est par elle que tout se renouvelle et se féconde ; les habitudes et l’éducation agricoles font les races viriles ; nous avons devant nous un domaine illimité ou nous pouvons croître et multiplier à l’infini ; sachons tirer parti du don magnifique que nous a fait une

‘ généreuse Providence.

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