DE LA ^LYTAPEDIA JI
peu de sable^ qui est Inî même trè« prodactif^ attendu qu'il est ce qu oa appelle da sable glaiseux.
'^ Dans ces cantons on ne rencontre q^ae très rarement des roches oa du gravier^ le sous sol étant orrlinairement de glaise pure^ qui prend une teinte qaelqaefoîs jaane, ou ronge, ou grise, mais qui ne cesse pas d'être très avantageuse, en an tant que Ton rencontre cette coucbe invariablement i sept, dix ou quinze pouces au plus de profondeur,
'^ Pour me résumer, d'après les notions générales que
j'ai de cette partie de la province de Québec, je suis prêt
à dire qu'à partir du lac Témiscouata jusqu'au bassin de
Graspé, en ligne droite, les terres sont exceptionnellement
. bonnes, et, en particulier, celles qui sont arpentées et
divisées en cantons."
Les cantons entre lesquels le territoire de la Matapédia a été divisé, et qui ont cbacun une contenance de soixante milles en moyenne, sont au nombre de onze et portent respectivement les noms d'Awantjîsh, de Xemtaye, Hamqui, Matalik, Milnikek, Matapédia et Patapéilia sar la ligne droite, et de Lepage, Casupscal, Assemetqnagan et Kistîgoucbe, sur la rive gauche.
M. Benson Williams, arpenteur provincial chargé de faire une exploration officielle des cantons de Humqui, de TiCpage et de Causapscal, vient d'adresser au commissaire des Terres Publiques des rapports très circonstanciés de sa triple exploration. Après avoir dépeint l'aspect général du pays de la Matapédia qui présente une succession uniforme, et pour ainsi dire régulière, d'ondulations.
.3i 1 A Wli.KE
iw,^,.,n..nl «'"^''''^ N.hH ,,„•„„ •"•^^ : ^*^<?9, des vallons (-i..i ni M.."' "•<"*■"' "' »». lu-rs, ni •p'^ fPercevoir nulk
i-' c. ..» -" ^ ""••'• ^•'"in.m.i, ^•ukÎ!;'^^ ^ «^«^ g«l^'<-'>
.-w,.- I ... ' '-'""'" I-'"- ivn.utt^. «M • * "° Pajs suffi.
i... ...,.i ... ""' '"""'•-lu Ivis., ,;;7''"'-«* à parcourir,
j ... .„.,...,-..<'»'" '"' '•• ^faMi A „„„,j, ''*" <^n abondance,
<^ 0.- i ,1. ""•1"' •''• "xm.Imvux laôr-ï"" '^^^ '^^^"'*''
,-,.„- )„,,,;-,, M.H.H|Hi ,.| lan\i,N,v,v,' "^^ «-'onsidérables
l......w...;,..,(.i.Hn.Ml: '"'^^"^Jevoir faire
''-■'-"' •• .1. )<•"""■'" -l"..l,u; ot onn,u,„, ' 't "^^
kU.:.Au„.:. CV.I ""^'"•"'•'•^\i"UMo;\K. nature °i ^.'°^''
()<<«'j/(.,|>jii'o j(.:lilo (lii.tinii'iila iriiiio l'ionv oalJa" *V!^"^ .^i.i'ii' <i<v lui ii;.» (liiililn. (iiii ai- .l.;.,.....^:. . ■ > u une
DE LA MATAPEDIA 33
un niveau égal qui permet à la charrue de manœuvrer sans obstacle et de creuser tout de suite ses sillons, les feux de forêt ayant en outre d'avance préparé le défrichement.
" Le climat de ce pays est de plus très favorable à Tagriculture. On n'y connaît guère les gelées précoces ; la neige tombe de bonne heure et couvre la terre avant qu'elle soit gelée ; les printemps ne sont pas tardifs, et la neige, tombée en abondance, ayant préservé le sol de la gelée, le fermier est en mesure, dès que celle-ci disparaît, de faire ses semailles, contrairement à tant d'autres endroits de la province où la terre est si gelée, au printemps, qu'on est obligé d'attendre des semaines avant de pouvoir commencer à semer.
" D'après mes observations personnelles et les conversations que j'ai eues avec des gens désireux de prendre des lots dans le canton Humqui, les perspectives de la colonisation sont magnifiques. M. le curé attend un grand nombre de familles, au printemps, des cantons de l'Est et même du Manitoba ; je n'ai aucun doute que beaucoup de colons sérieux viendront ici et prendront des lots là où ils seront certains de pouvoir s'établir tout de suite.
" Sur les hauteurs et les versants c'est le bois franc qui domine ; dans les bas-fonds c'est le cèdre. Mais il y a absence complète de bois de commerce. Néanmoins, le colon trouvera sur n'importe quel lot tout le bois nécessaire à ses constructions et à son usage ; il n'aura pas à faire de défrichements et ne rencontrera quelque difficulté que dans les cédrières. Sa récolte dépassera ses besoins et il pourra en écouler le surplus par le chemin de fer, qui
est à sa portée. C'est pourquoi je recommande instam-
34 l-A VALl.KE
meut an gMiiverncment <K- fain.- crnri[(léter les arpentages et de mettre en vente le \>]\i^ tîit possible tontes les terrea de le canton."
Castos IjEPAiiE — Le iiole:-t ici absolument de la même nature et <Ie la même apparence que dans Humqui, avec cet avantag-' de plu^ que le* rui^^eaux y sont nombreux où coule une eau douce, exceptionnellement bonne, et les espaces plus grands où le feu a détruit le bois, offrant ainsi au colon pauvre une terre défriehce d'avance, où il n'a qu'à labourer et à acmer.
" T"ut ce que j'ai dit du sol du canton llumqui s'applique à celui do Lepage. Je n'ai jamais vu sur les bords du Saint-Laurent de meilleure terre que celle de ce dernier canton en particulier.
Quant an bois de commerce, tel que l'épinette, je dirai, comme pi éccdemment, qu'il n'est pas en quantité suffisante pour être exploité. Le terrain de ces cantons est Burtout propre à la pousse du bois franc et du cèdre. Les feux ont passé principalement sur les hauteurs et ont laissé les fornls intacts. Là où la pousse nouvelle du bois franc fait sni; apparition, le colon en trouvera assez pour ses besoins domestiques ; tandisqu'avec le cèdre il pourra façonner des bardeaux, des poteaux de télégraphe, des
traverses de chemin de fer, des clôtures Quand la
nouvelle pousse aura atteint sa crois-^ance complète, l'érable, le merisier et le bouleau abonderont ; le bouleau surtout sera d'une grosseur considériible.
En ce qui concerne le climat et les perspectives de la colonisiatinn, je ne puis que répéter ce que j'en ai dit cidessus à propos du canton Humqui. Le plus tôt ces cantons seront ouverts à la colonisation, le mieux ce sera ; le pays y trouvera son avantage sous tous les rapports ; une nombreuse population agricole pourra s'y établir et
DE LA MATAPEDIA 35
l'on verra &j gaccéder des paroisses bien établies, où, comme cela se voit dans certains antres cantons da pâ vs, les habitations ne seront pins à des vingtaines d'arpents les unes des antres/'
Casupscal — "De même qne dans les denx cantons précédents, le sol de Casnpscal est nne riche " terre jaune/' éminemment propre à la cnltnre dn foin, des racines et de tons les grains en général. On ne saurait trop recommander ce canton an point de vue de la colonisation ; celle-ci ne peut, nulle part ailleurs, se développer avec autant d'avantages de sol, de climat et de facilités d'établissement, avec le moins de frais et de travail pour le colon généralement pauvre et peu en éta" de supporter les durs travaux du défrichement."
A une série de questions que le département de l'Agriculture et de la Colonisation a récemmant adressées à messieurs les desservants des difterentes cures et missions de la Matapédia, ceux-ci ont fait des réi>onses à peu près identiques, de telle sorte qu'il est inutile de les reproduire, chacune d'elles séparément, en ce qui concerne chaque endroit indiqué. Xous les résumons en une seule, dans laquelle le lecteur trouvera tous les renseignements particuliers qu'il désire avoir.
Ces questions portaient sur les articles suivants :
1° Le climat ;
2^ Le temps des semailles et de la récolte ;
3^* Les céréales et légumes cultivés ;
4® Le rendement par arpent ;
50 La valeur relative des biens des colons ;
6^ Les scieries, l'exploitation en général du bois et les profits que les colons en retirent ;
7** Le marché ; 8«> Le prix (les denrées ;
9» Les moyeus «le subsistance des rolona, en. dehors des produits de leurs terres ;
10** La valeur des ternes en partie défrichées ; 11<» Les érablières et la fabrication du sucre d'érable. Toutes les réponses à ces ditiérentes questions affirment avec unitomiité, oonfonuément à une déclaration faite par réminent arpenteur Alexander Russel, après une expérience de plusieurs années consécutives : 1® Que le climat de îa Matapédia est de dix à douz9 degrés plus doux que celui de Québec,
2o Les semailles ont lieu au mois de mai et les gelées
sont moins à craindre que dans toute autre partie de la
province. Les récoltes se font en septembre et en octobre.
3* Les céréales et légumet* cultivés comprennent le blé,
le seigle, le sarrasin, l'avoine, l'orge, les patates, les navets.
les choux, les pois, etc
4® Le rendement varie quelc^ue peu suivant les localités, mais se maintient toujours à un chiffre remarquable, relativement aux autres régions agricoles. Ainsi le rendement moyen du blé, par arpent, est de 20 à 25 minots: celui de l'avoine et de l'orge, 40 à 45 minots ; celui du seigle, 25 à 30 minots ; celui du sarrasin, 60 minots. Les pois donnent de 30 à 35 minots par arpent, et les autres légumes rapportent dans la même proportion à peu près. 5 ' La valeur relative de^ biens des colons dépend, bien entendu, du degré et de retendue de la culture. En général, ils suivent une progression allant de cinq cents à trois mille dollars. Les terres de cent acres, habkoes depuis huit à dix ans et cultivées en partie,, valent de 1000 à 2000 dollars. En certains endroits, dans
DE LA >L\TAPEDL\ 37
le canton Caosapscal^ par exemple, on trouve des propriétés, comme celle de M. Biais, qui valent §5,000 ; celle de M. Valois, §4,500 ; de M. Lepage et de M. Ileppel, chacune $4000.00.
ajoutons que dans presque toutes les parties de la vallée le sol est drame naturellement et qu'il n'existe pas de région où le travail du colon soit plus facile.
lie prix des terres vendues par le gouvernement est de vingt centins Tacrc.
Grâce au chemin de fer Intercolonîal, les colons ont aisément et régulièrement accès aux marchés de Québec et des provinces maritimes.
6^ Les forêts, très étendues, très productives, sont exploitées surtout par deux gramles maisons de commerce, la maison Eng et la maison Price, qui emploient des centaines de bras chacune, sans compter des exploitations particulières, moins importantes, mais tout de même fort avantageuses pour les colons qui y trouvent de l'emploi constamment, s'ils le veulent, en dehors de l'époque des semailles et de la récolte.
Cela suppose naturellement l'existence de " chantiers " et de scieries, pour l'exploitation sur place. Tous ceux qui veulent y prendre part sont à même de le faire. Aussi, le colon n'a-t-il jamais de morte saison et les " chantiers " l'attendent, pour l'aider à nourrir sa famille, quand sa terre lui a donné, pour l'année courante, tout ce qu'elle était en mesure de lui donner.
7'* Toutes les parties habitées de la Matapédia se trouvant en communication directe et rapide avec la grande voie ferrée de l'Iutercolonial, elles peuvent écouler journellement leurs produits sur tous les marchés du Dominion.
8® Le prix des denrées est au moins aussi élevé qu'il Test à Québec et, souvent même davantage, par suite de la consommation considérable qui se fait dans les " chantiers " voisins. Le foin, par exemple, se vend généralement de 10 à 12 dollars le cent, l'orge 80 centins le minotr le blé un dollar, les pois un dollar, les patates 40 centins, etc
90 En sus des produits de leurs terres, les colons peuvent faire de l'argent, à volonté, principalement au service des commerçants de bois.
10 > La valeur des terres partiellement défrichées est en moyenne de trois à quatre cents dollars.
Il® Les érabliferes sont nombreuses et l'on fait du Bucre 8uflS.samment pour la consommation locale.
Ajoutons que les scieries fournissent aux cultivateurs tout le bois, planches et bardeaux, dont ils ont besoin pour leurs bâtiments, en même temps que l'entretien de rintercolonial donne de l'emploi à beaucoup d'entre eux et permet à d'autres de vendre à la ligne le bois de cèdre dont ils sont propriétaires.
Promenade faite le long de la Matapédia, pendant la dernière quinzaine de mai, 1895.
Je voudrais sincèrement, en parlant de cette admirable vallée de la Matapédia qui est un séjour enchanteur en même temps qu'un domaine agricole incomparable, pou-
DE LA MATAPEDIA 39
voir me contenir dans les strictes limites de l'observation et faire un rapport circonstancié, fidèle et 7ioarri de faits, mais dépourvu de couleur et propre uniquement à guider les colons dans leur marche vers cette terre de Chanaan qui se trouve dans la province de Québec. Mais cela m'est aussi impossible qu'il m'a été impossible de contenir mon admiration et mon enthousiasme en parcourant les ravissantes campagnes qu'arrose ce ruban fuyant qu'on appelle la rivière Matapédia, ruban qui coule eiitre des bords aux aspects toujours changeants, toujours diversement pittoresques, qui se pare de tous les tons du ciel et des reflets multiples de ses rives, reflets tantôt sombres, tantôt miroitants et dorés comme une parure des champs au temps de la moisson. ' Cette rivière est féconde elle-même comme les terres qu'elle baigne ; elle est animée, vivante; elle renferme en elle des millions de vies intenses, et peut nourrir, elle seule, de ce qui naît et s'agite dans son sein, tout un peuple de colons à qui la terre serait ingrate.
Quel beau paj'S, quel beau pay?, que le nôtre, me suisje écrié cent fois en savourant ce délicieux spactacle ! Et comment se fait il que tant de ses enfants aient fui ces riantes et inépuisables campagnes, qui leur promettaient l'aisance et le bonheur, pour aller se renfermer dans les sombres usines et les ateliers homicides des Etats de la Nouvelle- Anrfeterre ? Iléhis ! C'est là une de ces fatalités inexplicables qui se rencontrent dans la vie de chaque peuple, mais que l'on serait bien coupable de ne pas combattre dès qu'on en a découvert les causes et que les remèdes en sont à sa portéo.
40 l^\ VAI.l.KE
Loin <le moi de vouloir fuiro une comparaison, même lointaine, entre la valU-e do la Matai>ijdia et les autres régions fertiltn de notre province qni appellent également l'invasion et U conquûto de nos colons. Non, certes ; ces aortes (le comparaisons sont dûtestable» et nuisibles ; mûiti, puisfin'il s'agit aujourd'hui de la vallée de la Matapûdia, t'iiisons-cn simplement une rapide esquisse qui ne nuira en ricu nux r^^gions du Lnc Saint-Jean, du Témiscamingue, de la Bcancc, de la Kouge et de la Lièvre, réputL-es les plus fertiles et les plus attrayantes du pays.
On ne s'imagine pas ce ipie c'est que la vallée de la Matapéilia quand on nu l'a pas vue. Les rapports les plus exacts et les plus consciencieux ne sauraient revêtir les attraits de cette région pour en charmer le leoteur,
Comme Je l'ai indiqué, dans le corps de cet opuscule, les régions réunies de la Matapédia et du Témiscouata forment un plateau d'une étendue beaucoup plus grande que je no l'avais supposé d'abord, et qui ne contient pas moins de deux millions d'acres d'un sol sans égal. Et nulle part de eûtes le long de la grande route qui suit tout le cours de la rivière, d'une extrémité à l'autre. Cette route est si belle, si unie, ai planche que l'on dirait une large raie de velours sur laquelle glissent les voitures avec une allure uniforme et cadencée. Les montagnes de la région ne sont que des coteaux élevés, d'une grande variété d'aspscts et couverts de terrj végétale. La Matapédia n'est pas un pays de montagnes, mais un paya extrêmement mamelonné, coupé de gorges et de ravines, et se présentant an regard comme une mer de vagues de terre qui se déroule à l'infini vers un horizon inaccessible, C'est à peine si, çà et lA, sur tout ce long parcours, on
DE LA MATAPEDIA 4I
découvre quelques rochers isolés, perdus dans Tocéan de verdure qui les baigne. Quelles riantes campagnes ! On dirait un sourire continuel de la nature, d'une fraîcheur et d'une grâce qui se renouvellent à chaque aspect difierent. Les habitations nouvelles, qui semblent éclore inopinément sous les pas du voyageur, participent de cette fraîcheur d'aspect et du caractère général des lieux. Et il y en a beaucoup. A chaque instant, ce sont des défrichements commencés de la veille et se multipliant comme à l'envi. Ce que cette région a fait de progrès, depuis quelques années seulement, personne ne le croirait ni ne s'en douterait,parce que personne n'en a été instruit par la voie d'aucune publicité. Et maintenant, on ne saurait se lasser de le dire, dès lors qu'on l'a constaté une fois seulement : pour l'homme qui aime son pays, c'est là un devoir qui devient une véritable jouissance, et l'on se sent heureux de remplir une tâche qui peut faire naître les plus nobles et les plus légitimes espérances pour l'avenir de notre belle province et de la race d'hommes qui s'empare, tous les jours, de son sol et le féconde de ses labeurs.
Saint-Alexis-de-Matapédia, dont le berceau a été si pauvre et si pénible, est devenu de nos jours une belle et vasteparoisso dont tous les rangs sont défrichés rapidement par les colons. Ceux-ci sont stimulés et encouragés sans relâche par le digne et intelligent curé de l'endroit, M. J.-E. Pelletier, dont le zèle ne se ralentit pas même dans les circonstances les plus défavorables. Causapscal sera
}.\ VAIJ.KE
pêntH'tri-, avant Ion^om[M, le joyau agricole <le tonte la r<*gîon, ifiimq'ii i^t déjà un grand centre et Ce»lar Hall a une popn1ati>>ii de pluit de deux mille ûnie«.
Toufl li-^ iIcM4>Tvant>i rie la région de la Matapûdia sont deri horamcit d'un esprit droit et généreux qui ont à cœur le dévelopirfriiK'nt matériel do leuramissiona et Ica progrès légitimoM, daiiM W- nen» le pliiri large du root.
Ce di'ivcloppement et <e progn'-s, du rente, ne rM>iit gnëre flenniblea que ilepiiia mîx ou Hcpt ani>. L'eaâor véritable ce date q'-.e depuis ce petit nombre d'années ; mais il a été en quelque rtorte merveilleux, étant données les conditions daii--4 lenquellcfl lea difFi'rentri établisâcmcnts s'étaient trouvés iu8qiie-I&. Or, ces conditions étaient déplorables, et il a fallu toute l'énergie et la force d'endurance des gens de notre race pour les dominer et conquérir la position qu'ilî* occupent aujourd'hui.
Comme datii't'jLia les cantons qui s'établissent par le seul fait du dét'ricliftiir pénétrant petit à petit dans la forêt, les arpentages ont fait considérablement défaut ; beaucoup de colona ont dfi s'installer à peu près comroe des squatters ; lesmoyena de communication également ont été négligés. Quel gouvernement eût donc songé k construire des routes dans un pnys que personne ne connaissait? Mais aujourd'hui, l'impulsion donnée eat tellement vigoureuse et la colonisation déborde tellement de tons les côtés qu'elle brise toutes les barrières devant elle et qu'il faut bien qu'on lui fasse le chemin libre. Le commissaire de
â'HiueTL L-i * ^ -. ir^r^. -:. i J in^ i. r'-Ir* -=u*t. : -^ir
^imur'i. ir-r — :r • : i i-*;r - ^- - u:- îii ~ ir ; :- v„s — 1 1^