‹ La vallée de la Saskatchewan dans les Territoires du Nord-Ouest [microforme]Chapitre 19 sur 29 · No croyez Dan VODIr durs Uvage, votl · texte numérisé non relu

No croyez Dan VODIr durs Uvage, votl

trouverez ici tout le rn!nement de In civilisution, vous

approndrez plus de choses quo vous n'en onsolytinrez,

o ” Ne pas compter fuire fortune en quelques ntitr +, sans trmvail n : cher nous comtne ailleurs, les paresse x ot les liches ne font pas de merveillus,

4®, Prenez conseil d'une persoune expérimentée, avant de vous mettre en route, quelle que soil vos habitudes des voyages et des affaires,

5%, Arrivé au Nord-Ouest, gardez votre argent dans votre poche où plutôt mettez-le à la banque ; nombreux sont | vendeurs de chevaux, vaches, machines, ete,

6, Laissez chez vous, en partant, toutes vos idéce reçues ; adoptant nne nouvelle patrie, vous devez en adopter les usages et les coutume

Le]

7°, Gardez. vous de confondre le Manitoba, les Etats-Unis

et le Nord-Ouest ‘ Cu contrées sont bien distinctes, ce qui ust

vrai de l'une ne l’est pas nécessairement de l'autre,

8®, Défez-vous des gruuds parleurs, et fermez vos oreilles aux racontars, Beoucoup sont allés peut-être à Ottawa et croient avoir parcouru tout le N,-0,

9®, J'aime mieux un jeune homme actif, labourieux avec 200 piratres, qu'un bourgeois fainéant avec une trop grande connaissance du rode municipal,

10®, Ayez l'ambition de bien placer vos enfants, et de vivre tranquille, chez vous, en travaillant pour votre pain jour. palier ;: vous aurez trouvé le vrai secret du sucrès,

Je termine ces quelques remarques en priant le lecteur de croire que mon seul désir est d'être utile à mes compatriotes ; si j'ai pu persuader à quelques-uns que le Nord-Ouest offre des avantages qu'ils ne trouvent pas ailleurs, je prie ces bons amis de se mettre en communication avec moi, de me demander tous les renseignements possibles, et je les assure d'avanre qu'ils auront droit à toute ma bienveillance et à tout mon

dévouement,

On adresse :

M. L'ABBfé Morin, PTRE, Colonisateur au Nord-Ouest

Presbytère St-Jean-Baptiste,

: Montréal, P, Q.

Toute demeride d'informations, prix des billets, réclamations pour bagage, achat de terres, ete, etc, sera obtenue gratis en s'adressant à M.

L, O, ARMSTRONG Canadien Pacific Railway, Agent des terres et de billets,

523, Rue St.-Jacques, Montréal.

Un correspondant de St-Albert, T.N.0. publie dans l'Etoile du Nord les notes suivantes qu'il a recueillies de la bouche même des colons sur leur dernière récolte et sur ce qu'ils pensent du pays :

M. Emmanuel Rivet, autrefois de S*-Jacques l’Achigan, est arrivé ici au mois d'avril dernier, avec sa famille composée ds sa femme et 6 enfants. Dans le cours de l'été, il s’est cassé une vingtaine d’acres de teire, construit une maison, creusé un puits, etc.; il a semé ce printemps : 25 minots d'avoine, 9 minots d'orge, 6 minots de blé, 6 minots de patates ; il a récolté 600 minots d'avoine, 200 minots d'orge, 150 minots de blé, 105 minots de patates. M. et Mme Rivet sont contents de ce résultat,

M. Amédée Meunier est arrivé ici au mois d'avril dernier. IT était envoyé par son frère, établi au Dakota, depuis quelques années. M. Meunier se choisit un homestead, loua une terre et sema 30 minots d'avoine, 15 mincts de blé, 28 minots d’orge, 3 minots de patates ; il a récolté et battu, 430 minots d'avoine, 200 minots de blé, 600 minots d'orge, 60 nrinnts de patates. Son frère est arrivé avec sa famille ; tous sont heureux, contents et pleins d’espoir dans l’averir.

M. Philippe Frenette, de Montréal, arriva ici avec un petit capital, sachant que l’énergie et le travail suppléent souvent au numéraire ; M. Frénette se mit à l’œuvre en arrivant ; il a semé 11 minots de blé, il en a récolté 176 minots ; il a semé 14 minots d'avoine, 20 minots d'orge, 8 minots de patates ; il a récolté 400 minots d’oige, 160 minots de patates, et était à battre son avoine, il essérait en avoir au-delà de 200 minots ; Madame Frénette avait un joli champ de légumes. Vous les prieriez en vain de retourner à Montréal, y vivre à la journée,

MM. Avila et Aristide Riopel, de Ste-Béatrix, sont arrivés avec leurs familles au mois d’avril. Ils possédaient un bien petit capital. Ils ont 41 minots de grain et en ont récolté au-delà de 700 ; ils se sont laboité 44 acres de prairie, bâti: maison, écurie, hangar, etc. Les jours s’écoulent rapidement pour un cultivateur laborieux, on n’a pas le temps de s’ennuyer, me disait M. Aristide; c’est dommage que

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nos parents de là bas soient si attachés à leurs roches, ajouta-t-il ; voyez-vous ce champ, voisin du mien, eh bien, ce n'est pas encore pris, il y a de quoi établir 4 garçons.

M. Boissonneau vient de la Beauce, sa famille se compose de 4 personnes ; ila pris un homestead, s’est bâti maison, hangar, etc. ; sa récolte a été bonne, elle n’était pas encore battue lors de son passage chez lui. M, Boissonneau est enthousiasmé du pays, il a déjà fuit monter un de ses frères, et compte réunir toute la famille bientôt, M. Boissonneau s’est pourvu de tous les instruments uratoires : faucheuses, moissonneuses, etc. Demandez à ces messieurs s'ils sont contents du pays.

M. Norbert Houle arrivait 1ci au printemps, et quelques mois plus tard, sa femme et toute sa fainille venait le rejoindre ; M. Houle n'avait pas battu son grain; il compte sur un rendement moyen de 85 minots par acre. Dans le cours de l’été, de concert avec ses deux

arçons, il s’est construit une maison, 22 x 26, une écurie, remise, etc.

n puits creusé à une profondeur de 18 pieds lui donne une eau pure, abondante, M. Houle a concédé 3 homesteads, ses deux garçons sont ses voisins ; il a pris 480 acres de terre, qu'il ne changerait pas avec n’importe quel habitant de son ancienne paroisse, St-Jean de Matha, PQ.

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