‹ La vallée du Darror, voyages au pays çomalisChapitre 20 sur 32 · I..es hommes sont couverts de cicatrices, elles · texte numérisé non relu

I..es hommes sont couverts de cicatrices, elles

Armes et harnachement çomalis.

t- Mlndi (couleau). — 3. Gabolo (carquoi*). — 3. Ouarmo ( bnc« ouanuiguéli). — 4 «l 7, Lance* metttourtlDci. — S «i S. Lança Haber-GuéraJiB. —6. Nk:hab (dtehca). — 9. CaDio (arc>. — 10 et 11. OuCger (maHut). — 13. Cachan (bouclier). — 13 et 1k FtM (bacbe*). - U et 16. Btlaoui (lebre eL wn rourreau}.- 17 et 1B. Bouche (maaue) IB. Kart (nlle). - ao. DJeddel (Ibual). - 31 et 3a. AJiania (bride).

proviennent de leurs blessiures ou d'opérations chirurgicales

Ces opérations se font d'une manière toute primitive et simplement avec un couteau.

Je rappellerai ici l'extraction d'une balle logée dans la cuisse d'un malheureux bédouin, lors du siège d'AUouIah en 1878.

Le patient en croix, attaché à quatre piquets, était dans l'impossibilité absolue de faire le moindre mouvement. — Au moyen d'un mindi^ lame à deux tranchants fixée dans un bout de bois, le docteur çomali ouvrit une profonde entaille, depuis l'endroit où la balle était entrée jusqu'à celui où elle était logée.

Le patient hurlait de douleur. — Une fois le projectile enlevé, sur le bourrelet de chairs palpitantes, on versa de la graisse bouillante et l'on coucha ensuite le blessé sur une natte, d'où il ne devait plus se relever.

Le riz, les dattes, le moutama, forment la principale nourriture des gens de la côte; les nomades vivent, d'habitude, de laitage et de bétail. Ils conservent dans le beurre fondu, des morceaux de mouton grillé, qu'ils emportent avec eux dans leurs pérégrinations, dans de grandes calebasses CdéchiJ.

Ils mangent comme gibier toutes les espèces de gazelles, mais ne touchent pas aux oiseaux.

Les malheureux, en temps de famine, comme j'en

ai rencontrés dans la viillée du Darror, mangent des herbages, des feuilles de harmà, ou les baies de quelques arbres, comme le gob ou le angel, des champignons a[jprochant du mousseron rose elles racines de karankouta.

Jeune fille dolbchanle parte du djarri d du ifiim.

Les bédouins se procurent du feu au moyen de bois qu'ils frottent l'un contre l'autre. Mais pourtant, sous les gourguis, on conserve nuit et jour des tisons allumés.

Les ustensiles de cuisine ont beaucoupde rapprochements avec ceux de l'âge préhistorique. Ce sont des vases grossiers en terre noire, sans le moindre ornement: leurs cuillères, leurs plats sont en bois et de formes primitives. Les provisions se conservent

Acccnofre* d'un goargui.

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dans des calebasses, dans des paniers de toutes formes : Teau se transporte dans des outres dites garbâ.

La gloutonnerie est à Tordre du jour, et je puis citer le fait d'un homme de ma caravane, qui n'était pas une exception, qui dévorait une grande gazelle à lui seul, à part la tête, les pattes et les entrailles.

J'ai parlé des bédouins que j'ai rencontrés dans le lit et dans les gorges du Togouèni, dans les montagnes des Ouarsanguélis, campés sous des grottes, et qui récoltent les gommes et les encens des environs.

Généralement, les demeures çomalis consistent en des gourguis faits de nattes et de peaux, qu'ils emportent quand ils changent de campement. Les habitants de la côte ont des cabanes plus spacieuses, carrées et divisées en plusieurs pièces. Leur toiture est en chaume ou en nattes. Les constructions en pisé que Ton rencontre sont des fortins, des entrepôts pour les marchandises, ou des mosquées toujours ouvertes servant de gîte aux arrivants sans domicile. Il n^y a aucun ameublement dans ces cabanes, à part quelquefois un tabouret en bois, koursi, ou un lit formé de quatre montants supportant un châssis en cordes. — Dans l'intérieur, il n'y a jamais grande agglomération de gourguis.

L'architecture des fortins de la côte, dont la construction remonte à fraîche date, est tout à fait celle des fortins de la côte d'Arabie. Elle se rapproche de nos constructions du moyen âge et

présente tous les systèmes de défense usités à celle époque.

Enfin les Çomalis se divisent en trois classes : le saladin, ou riche propriétaire et fonctionnaire: le barkelé ou bédouin {lé-barké, sans oreiller): le midgan. Il y a peu d'esclaves.

Les Medjourtines vivent à l'état monarchique, monarchie héréditaire, tout à fait constitutionnelle el limitée. Lorsque le souverain ou sultan est mineur, il est jusqu'à sa majorité soumis à la tutelle d'un membre du conseil. Chez les Ouarsanguélis. ic> Dolbohantes et autres tribus, le chef s'appfUe guérad. Ce titre est aussi héréditaire, mais na. en réalité, aucun prestige.

pied du DabelchcD, pKs Bcnder-Cab&Di (Ouvtur"*^

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