Diairo official, 21 de julho
mulées dans les journaux par les agriculteurs, que la situation des « fazendeiros » est plutôt désastreuse !
La forte production ne serait due qu’à l'énorme étendue des exploitations. Comment en serait-il autrement, dit M. de Laneuville (1), lorsque nous constatons que, jusqu'en 1896, le Brésil réalisait avec une récolte totale de 6 millions de sacs en moyenne, de 60 kilogrammes ou 3.600.000 quintaux près de 7.000.000 de francs annuellement, et que de 1897 à 1901 avec des exportations moyennes de 10.000.000 de sacs ou 6.000.000 de quintaux, il n’a réalisé que {00.000.000 à 450.000.000 de francs. Pendant la campagne de 1901-1902, le Brésil a exporté 16.145.000 sacs ou de deux fois et demie autant qu’en 1890 à 189, et il n’a réalisé environ que la même somme, Soit 700.000.000 de francs.
« Il faut certes admettre que la culture du café rapportait beaucoup avant 1896, les prix étant élevés, et qu'avec le perfectionnement des machines pour la préparation du café et une culture plus scientifique, le coût de la production a été abaissé, mais certainement pas à un point tel que le producteur puisse, dans l’espace de quelques années, donner trois fois autant de marchandises pour le même prix. » Et quel prix ? A peine 4o francs par 50 kilogrammes.
Il est indéniable que les prix moyens de 30 à 35 francs