‹ La Valorisation du Café et le Change BrésilienChapitre 18 sur 35 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Valorisation du Caîé

Le président sortant Rodriguès Alves dans son message du 3 mai 1906 disait :«I1 y a longtemps que les bas prix du café inquiètent le cultivateur et il est difficile de comprendre comment ce produit, base de la richesse du pays fournisseur sur les marchés étrangers des trois quarts de la production générale, n'ait pasencore obtenu un moyen efficace d'être protégé contre les eflets de la baisse des prix. L'erreur a consisté à chercher un remède aux crises seulementlorsqu'elles arrivent à l’état aigu alors qu’au contraire il est nécessaire d'agir avant, pendant et après les crises sans interruption en s'appliquant à résoudre les difficultés d'une façon définitive suivant les leçons de l'expérience etles meilleures notions de la science économique. Jamais des mesures législatives prises soudainement pour relever les prix n’ont produit d'heureux résultats. C'est seulement dans de saines institutions de

crédit agricole queles planteurs trouveront les moyens

de combalire avec succès des crises telles que celles dont ils souffrent aujourd’hui. »

Ces sages conseils ne furent pas entendus. Une véritable panique augmentée par la perspective d’une récolte énorme en 1906-1907, s’empara des esprits qui ne virent plus d’autre salut que dans le secours des pouvoirs publics.

L'État de Säo Paulo prit l'initiative du mouvement.

Le capital absorbé par la cultureetl’exploitation dans cet État est estimé à 1.700.000 milreis soit 4 milliards de francs : 450.000 ouvriers vivent dans les plantations qui couvrent le quart du territoire et appartiennent à 15.000 propriétaires. Sa production de 1900 à 1900 s’est élevée à |

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