‹ La variation et l'évolutionChapitre 16 sur 102 · AE ETTE NOR ZE TION CRE · texte numérisé non relu

AE ETTE NOR ZE TION CRE

F. Mutations de D. büuscküi. Trois mutations ont été observées dans cette espèce par Warren (1917, 1920). Ce sont red, chocolate, correspondant à des variations de la couleur des 3 eux et anormal (absence de deux taches médianes

sur le 5° anneau abdominal des femelles).

G. Mutations de D. affinis.

Hype (1915) a décrit deux mutations de cette | espèce. une courbure de l’aile, jaun{y, mais qui n’est - pas liée au sexe, et une coloration de l’œil ressemlant à peach.

è H. Mutations de D. caribbea.

3 STURTEVANT (1921) a obtenu une mutation de ’aile appelée curved. k (+

I. Mutations de D. hydei. | LAUSEN (1923), a décrit deux mutations sexnked, portant sur la couleur des yeux, white et

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vermilion, qui sont semblables aux mutants corres-

pondants de D. melanogaster. Deux autres mutations,

non liées au sexe, scarlet (couleur des yeux) et variable- " eye (œil petit) ont été découvertes par Hype (1915, ”

1922). Enfin, CLausEN (1923) a décrit une mutation bobbed très semblable à la mutation homonyme de D. melanogaster.

J. Mutations de D. repleta et D. immigrans.

On ne connaît que trois mutations de D. repleta . (STURTEVANT, 1915, 1921), dont l’une, light, a des taches thoraciques plus claires et a été trouvée dans la nature. Les deux autres correspondent, l’une à

une modification de light, l’autre à une réduction des :

poils scutellaires.

On a décrit, chez D. immigrans (METz et MErz,

1915; STURTEVANT, 1921), une mutation sex-linked produisant une aile pelite, une autre portant sur la longueur des poils et des anomalies des nervures.

4 * * * L'étude des mutations apparues dans ces 11 espèces,

autres que D. melanogaster, comporte deux sortes d’enseignements. D'une part, elle nous montre que

. ment. Plus une espèce s’élève facilement et plus on peut aisément en obtenir de nombreuses générations | comprenant des milliers d'individus, plus on est cer- tain de voir apparaître des mutations multiples.

la propriété de produire des mutants n’est pas spé-. ciale à une espèce, mais se rencontre, dans ce groupe, parmi toutes celles que l’on peut élever expérimentale

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c est probablement parce que certaines de ces espèces sont difficiles à élever qu’elles n’ont donné que peu de mutations.

D'autre part, les mutations observées nous renseignent d'une façon extrêmement précieuse sur les - ressemblances et dissemblances génétiques de plu- sieurs espèces voisines. MORGAN, BRIDGES et STURTE- VANT (1925) ont donné une liste de 19 mutations sexlinked qui ont été retrouvées dans 2, 3, 4, 5,6 ou7 des

espèces étudiées et qu’ils considèrent comme proba-

LES MUTATIONS ne DROSOPHILES

blement liées au même gène. La comparaison des

ne. dar ait

RAS Brie À Le mn À

| se linéaires des chromosomes des diffé- 1entes espèces (spécialement D. melanogaster, simu- lans, virilis, willistoni,: obscura, qui ont donné sufli- samment de mutants)montre que l’oidre des facteurs, dans un même chromosome, est assez généralement le même, relation qui a pu être établie, d’une façon plus précise, dans le cas des croisements entre D. melanogaster et D. simulans. Sous réserve de certaines différences dans l’arrangement des facteurs et dans

. le nombre des chromosomes, toutes les espèces de

Drosophiles montrent donc une remarquable homogénéité dans la constitution de leurs patrimoines

héréditaires et de très grandes analogies dans leurs directions de mutation. -

ne

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