‹ La variation et l'évolutionChapitre 21 sur 102 · PA · texte numérisé non relu

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palmure aux doigts, mais on ne sait pas encore si l’auteur a pu en avoir une descendance. GHi@r (1914) a . noté l’apparition, dans un élevage de faisans de . Swinhoe, d’une femelle ayant un plumage très diffé-

. était hétérozygote pour un facteur ayant subi une - mutation, et devint le point de départ d’une race nouvelle, La race de paons à épaules noires paraît être née par mutation, ayant apparu pour la première fois en Angleterre, en 5 localités différentes. CuÉNOT (1911), auquel j’emprunte ce renseignement, indique aussi que les serins jaunes ont apparu . brusquement, entre 1677 et 1713, dans des élevages de - Serinus canarius, importés, au xvi® siècle, des îles - Canaries en Europe. En 1868, ForeL trouva dans une . couvée de cygnes, à Morges, sur le lac de Genève, trois petits cygnes entièrement blancs, mais à bec rougeâtre ; d’après MaILLEFER (1921), FOREL aurait acquis la certitude que cette race était nouvelle et 4 datait de 1866 ; depuis, cette variété a été fréquem- - ment observée sur le Léman. FISCHER-SIGWART (1898) a signalé l'existence d’une colonie de sanson-

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. rent de celui du type. Cette femelle, née en 1907, .

- nets (S{urnus vulgaris) albinos ; il s'agissait d’une

mutation, car ces animaux donnèrent, étant hétéro- > zygotes, des normaux et des albinos ; ces derniers,

en raison de leur mauvaise vue, étaient capturés facilement, si bien que la race avait pratiquement disparu au bout de 6 ans. Enfin, je signalerai, d’après BATESOoN (1894), l'apparition sporadique de poules d’eau (Gallinulus chloropus), dont les plumes n’ont plus de barbules et ressemblent à des poils, - ce qui rappelle l’état observé chez l’apteryx et le

$ is héréditaire.

: Cu

D Botr étudier les mutations apparves chez les ue mifères, je suivrai un procédé différent d'exposition, | en groupant les variations, non plus d'après les ani=. maux, mais d’après les caractères affectés, une même | mutation s’observant fréquemment chez plusieurs organismes, appartenant à des groupes éloignés. . 19 Africhosis ; perte des poils. L'apparition d'indis : vidus sans poils à été souvent signalée chez la souris : (Mus musculus) et le rat (Epimys norvegicus). En | 1850, GorDon décrivit trois souris, capturées dans la | ville d’Elgin, qui avaient le corps entièrement nü; seuls, le museau, la bouche, les oreilles, les partiés : terminales des pattes et de la queue possédaient » encore des poils. Gaskoin (1856) a, de rnême, relaté »

Ie cas d’un couple de souris, trouvé à Taplow, dans üne meule de paille, et n'ayant que quelques poils - Prcdé la moustache ; leur peau était, en même temps, | modifiée, épaissie, formant dés plis transversaux, à disposition qui fit donner à ces animaux le nom de Souris rhinocéros. L'étude microscopique de la peau : ne révéla pas trace de follicules pileux. La femelle, qui était gravide, mit au monde 5 petits, tous du type rhinocéros. Un exemplaire analogue fut trouvé dans | une maison de Londres. Une autre souris semblable | fut observée à Boston et décrite par ALLEN (1904). L'apparition de souris glabres à peau plissée, dont la

particularité se serait PU UE dansles croisements, comme un caractère récessif par rapport à l'état « normal, a été signalée par CAMPBELL (1907). Plus ” récemment, Brooke (1926) a trouvé deux souris sans poils, dans une volière de Londres. Ces animaux étaient vigoureux et ne présentaient aucun des carac= … tères pathologiques (faiblesse de la vue, vitalité diminuée, peau épaissie) qui accompagnaient, dans … d’autres cas, l’atrichosis. Le croisement avec des - normaux ne donna que des normaux, mais une des - filles, croisée avec le père anormal, produisit 9 mâles, tous sans poils, Ces animaux présentaient, à l’âge de 6 semaines, un revêtement pileux transitoire qui - disparut ; leur peau était légèrement plissée, mais non - du type rhinocéros.

La meilleure étude génétique de cette particularité, |

; rencontrée souvent dans la nature, a été faite par

Lesepinsky et Dauvarr (1927). Il s’agit, cette fois, d'i une mutation apparue sous les yeux des observateurs, sous forme d’une femelle à corps nu, née dans

un élevage de souris blanches normales. Cette femelle n'avait que quelques rares poils sur le corps, sauf à la

base de la queue, aux parties génitales, à la racine

des membres, où le pelage était normal ; la moustache

était conservée. Croisée avec un mâle normal, cette

femelle demi-nue donna 9 normaux et 4 demi-nus. Un de ces derniers, croisé avec sa mère, produit 6 nor-

. maux et 3 demi-nus. Globalement, 160 croisements entre demi-nus et normaux donnèrent 508 normaux

et 960 demi-nus. La proportion 1 ; 1 indique que les demi-nus sont hérétozygotes pour un gène producteur

; de l’anomalie, qui se comporte comme dominant.

ne de cie ue -nus et 1/4 d'anormaus purs, probablement entièrement nus. Pratiquement, .

ment 38 animaux entièrement nus, d’ailleurs chétifs, | petits, à vue faible et peu fertiles. Le croisement des. nus, entre eux, ne donna que 6 petits, morts aussitôt . après la naissance. Chez les souris nues, les poils, y. compris les poils tactiles, manquent complètement ; la peau est fortement plissée ; il n’y a quelques poils que daus certaines régions, à la racine des membres, | de la queue, au sommet de la tête. La faible proportion de ces animaux dans les croisements, leur vitalité

réduite indiquent que le gène modifié se comporte, à l état Rénon en comme sub-léthal. Dans une

ar l’action léthale du Po nu.

“SUMMER (1924) a retrouvé, à deux . cette mutation chez un autre rongeur, Peromyscus maniculaius, au cours d’élevages comportant plusieurs milliers d'individus. Une première fois, un couple normal engendra 4 petits dont 2 étaient des femelles sans poils; l’une des femelles put être oisée avec son père, mais ne donna que deux petits

dans une autre lignée. Un couple produisit 11 petits dont 4 atrichosiques ; ces derniers n’avaient que la

“ OUVEAUX LIVRES

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