CHAPITRE VI T
s chromosomes : constance numérique, individualité, : xroupement par paires. — Question de Ja pérennité des hromosomes. — Les chromosomes dans les cinèses nornales. — La réduction chromatique. — Etats haploïde, * diploïde, triploïde... polyploïde. — La. Du natu- Le dans les espèces animales et végétales. &
es variations béta que nous avons exa- »s jusqu'à présent résultaient de changements nus dans la constitution et l’activité de ces cules invisibles que sont les gènes ou facteurs. )r, l’analyse génétique (1) a établi que ces facteurs trouvent, au nombre de plusieurs centaines ou
milliers, dans de petits éléments colorables, les chromosomes, qui apparaissent distinctement, chaque fois qu’une cellule animale ou végétale se divise. Un chromosome étant une collection définie de gènes, il est évident que toute modification de ces chromosomes, de leur nombre, de leur groupement, de leur constitution, doit retentir directement sur les propriétés héréditaires des organismes. C’est pourquoi, à côté des mutations factorielles, les généticiens ont été amenés à étudier les variations des chromosomes.
Ces mulalions chromosomiques peuvent être ré- -parties en trois groupes principaux. Dans le premier, les chromosomes, au lieu d’être représentés comme normalement par deux individus, sont tous à l’état triple, quadruple, quintuple, ete. ; de telles variations sont appelées polyploïdes. Dans le deuxième groupe, nous classerons tous les cas où cette! multiplication ne porte que sur un ou quelques chromosomes seulement ; ce sont les types polysomiques: Enfin, nous envisagerons, dans une troisième partie; les modifications qui surviennent dans l’arrangement et la structure intime des chromosomes, et qui sont “constituées surtout par des phénomènes de fusion, de fragmentation de chromosomes ou de déplacement de certaines portions de ces éléments chros
matiques. 4 + # s
ES s Avant d'aborder l'étude de ces diverses variations;
il est nécessaire d'examiner les caractéristiques des chromosomes et de leur comportement, au cours de la vie des organismes normaux.
Eendis que les chromosomes ont été, depuis 30 ans, objet d’admirables études de la part des cyÿtolostes du monde entier, ces formations représentent ss pour quelques biologistes, un domaine sans ntérêt et dont il est de bon ton de ne pas parler ; aux eux de certains, croire aux chromosomes est une reuve d’infériorité mentale qui suffit à classer un lomme. Cette extraordinaire attitude résulte proablement d’un scepticisme exagéré, en ce qui conerne la réalité des structures cellulaires, visibles au croscope. Conduits par cette notion féconde que les E de la cellule sont à l’état colloïdal,
elques auteurs'en sont venus à cette conclusion
nt correspondre à la réalité et que les « structures » crites ne sont autre chose que des aspects artifi- ; dus à l’action de réactifs ou à des altérations la matière vivante ; en ce sens, ceux qui travaillent L les chromosomes seraient victimes d’une grossière lüsion et toutes leurs observations ne reposeraient ue sur des apparences fallacieuses.
Il est cependant très imprudent d’appliquer, ans précautions spéciales, ce que nous savons des olloïdes très simples, étudiés jusqu’à présent par les Siciens où les chimistes, au cas de ces colloïdes mbre de phases dans un même milieu de disper- , et surtout formés de colloïdes dissous dans De colloïdes et en quelque sorte emboîtés les S dans les autres, qui constituent les matières ndamentales du protoplasme ou du noyau. Comme
it remarquer MaRTENS (1928) « les purs physico-