‹ La variation et l'évolutionChapitre 41 sur 102 · PART MENT · texte numérisé non relu

PART MENT

10 rie 14 [VARIATION

“Hauront 3, 7; 16 too no nombre pa-

ploïde n, dans leurs gamètes.

- Si, maintenant, nous pouvions réunir, en une seule -

cellule, 3 gamètes à n — 4 chromosomes ou fusionner

un gamète à n chromosomes (4) avec une cellule à 2 n (8) éléments chromatiques, nous obtiendrions un noyau renfermant 3 n chromosomes = 12. On dirait d’une telle cellule qu’elle a le nombre triploïde (3 n) de chromosomes. Si nous pouvions souder 4 gamètes à 4 chromosomes ou, ce qui revient au même, deux cellules à 2n — 8 chromosomes, nous obtiendrions

un organisme à 4 n (4 X 4 —16), qui aurait le nombre

tétraploïde de chromosomes. Nous pouvons ainsi imaginer la formation d'organismes qui renfermeraient 5, 6, 8, 10, 12, 16 fois le nombre n de chromosomes et qui seraient pentaploides, hevaploïdes, octoploïides, décaploïdes, 12-ploïdes, 16-ploïdes.

Dans le cas où le nombre de base n serait 4, on

aurait la série suivante de formes polyploïdes :

Type Type haploïde n = 74 heptaploïde TN 40 diploïde 2 = .8 octoploïde 8 n =, 32 __ triploïde 3 n — 12 nonaploïde 9 n = 36.

tétraploïde 4 n —= 16 décaploïde 10 n — 40 péntaploïde 5 n — 20 : 12-ploïde 127n = 48 hexaploïde 6 n = 24 16-ploïde 16 n — 64,etc.

Or, ces relations hypothétiques, entre des nombres

de chromosomes constituant des multiples d’un . nombre de base fondamental, ne correspondent pas à une simple vue de l'esprit. Les recherches des cyto-

logistes ont montré qu'en fait, tout au moins dans

LA are DES CHROMOSOMES 197

3e règne végétal, les espèces d’un même genre présentent très fréquemment des nombres de chromosomes qui permettent de les envisager comme des formes

polyploïdes, par rapport à.une espèce servant de point de départ.

C’est ainsi que les recherches de TAHARA (1915, 1921) ont montré que les diverses espèces du genre Chrysanthemun présentent, dans leurs cellules soma-

tiques, 18, 36, 54, 72, 90 chromosomes, soit les multiples 2n, 4n, 6n, 8n, 10n de n — 9. Dans le genre Viola, on rencontre des espèces à 20 chromosomes, mais aussi une série d'espèces à 12, 24, 48, 72 chromosomes (Micagr, 1913 ; MARCHAL, on c'est-à-dire ayant 2, 4, 8, 12 fois le nombre n — 6. D’après RosENBERG (1917), les diverses espèces Hieracium étudiées possèdent TA OT 36, 54 chromosomes, ‘

- soit 2, 3, 4, 6 fois le nombre n = 9. Dans le genre Crepis (ROSENBERG, 1918, 1920), à côté d'espèces ayant 8, 10, 16 chromosomes, il en est d’autres à 6, 18, 24, 42 Dors soit les pan die 2n,6n, 8n,l4nden = 3. as

Dans le genre Prunus (Koger, 1917), le nombre:

fondamental est n — 8. Les espèces, telles que EP;

RE A Er UTC SE IEC tt ES LS PRET Lire VS de 0 ET Ÿ di 1 TES 4 Te ;

persica, P. amygdalus, P. nana, etc, possèdent. …

2 ñ — 16 chromosomes. D’autres sont tétraploïdes ayant 4 n — 32 chromosomes, telles que P. cerasus, P. spinosa. Il en est qui sont hexaploïdes (6 n — 48), telles que les formes de P. domestica, ou octoploïdes (8 n — 64), comme P. friloba. La banane (Musa run présente, d’après TisCHLER re des races à 16, 32 et 48 chromosomes.

Chez les Lychnidae, BLACKBURN (1927) a trouvé

AN

pond à la majorité des 72 espèces étudiées (2 n = 24). Sont, par contre, tétraploïdes (4 n — 48) Silene walleria, Agrostemma githago, Melandrium pensyl-

dernières espèces sont américaines, tandis que les Melandrium du vieux monde ont le nombre diploïde.

l’une, originaire du J ardin alpin, La Linnea, est tétra-

de New Garten, a 192 chromosomes, est, par suite, 16-ploïde.

= (N. Sylvestris, N. glutinosa, N. tomentosa) ont 24 chromosomes (n — 12), alors que N. fabacum est tétraploïde (4 n — 48). D’après ArzeLrus (1924), on observe, dans le genre Senecio, des espèces à 10, 20, 30, 40, 50, 60, et 180 chromosomes. RosENBERG (1917) indique que LANGLET a trouvé, comme nombre de base, chez les Nymphaea, n — 14 et rencontré des espèces polyploïdes à 28, 56, 84, 112 et 224 chromo- — !’somes ; la dernière est 16-ploïde. L'espèce sauvage,

= tandis que les dahlias des jardins en ont 32 et 64. On rencontre, de même, une polyploïdie marquée dans les genres Rubus, Crataegus, Rumex, ete.

Je donnerai encore deux exemples. Dans le genre Rosa, étudié par TÂckHoLm (1920) et par BLACKBURN et Harrison (1924), le nombre de base est n = 7. Les diverses espèces présentent des nombres de chro- mosomes somatiques qui sont 14, 21, 28, 35, 42, 56,

comme nombre basal n — 12. L'état diploïde corres- 14

L'espèce Silene ciliata présente deux races différentes:

ploïde (4 n — 48), tandis que l’autre, provenant

Dans le genre Nicotiana, la plupart de espèces

parfois cultivée, Dahlid imperialis a 16 chromosomes,

soit les multiples 2 n, 3 n, 4n, 5 n,6net 8 n du

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