‹ La variation et l'évolutionChapitre 42 sur 102 · RO ARE PT PO T O NO E, O E E S PR T · texte numérisé non relu

RO ARE PT PO T O NO E, O E E S PR T

ide basal. Pan les espèces diploïdes CPE

on peut citer la majorité des espèces américaines

(R. carolina, R. nitida, R. seligera, etc...). La seule

forme diploïde des îles anglaises est R. arvensis.

| - Parmi les espèces tétraploïdes ( 4 n — 28), on ren- É à

. contre R. pimpinellifolia, R. blanda, R. lucida, R.

pratincola, etc.

On distingue das le blé (Triticum) trois groupes. Le premier, « einkorn », renferme une seule espèce, Triticum monococum, qui est diploïde (2 n = 14;

range 4 espèces, T. dicocum, T. turgidum, T. polo-

n — 7). Dans un deuxième groupe, « emmer », on :

< nicum, T. durum, qui sont tétraploïdes (4 n — 28).

au

Enfin, le troisième groupe, « vulgare », renferme de

» très nombreuses variétés (plus de 500), appartenant à à trois espèces, T. vulgare, T. spella er T. compactum - qui sont hexaploïdes (6-n — 42). Ces données ont

3 été établies par les recherches de SAKAMURA Eee

= 1920) et de Sax (1922, 1923, 1927).

* Si la polyploïdie est très répandue dans le règne végétal, elle est, au contraire, tout à fait exception-

1 nelle chez les animaux. On connaît cependant, depuis

longtemps, l'existence de races univalentes et biva- 1e - lentes (c'est-à-dire diploïdes et tétraploïdes) chez » des Nématodes : Ascaris megalocephala univalens

… a2n — 2 chromosomes (n — 1), tandis que la forme bivalens a 4 chromosomes (4 n.) De même, Ascarts

- lumbricoïdes possède une forme univalens à 24 et une

à bivalens à 48 chromosomes. Il a été signalé des races

- di- et tétraploïdes d’'Helix pomatia. SerLer (1927) - a montré que le Papillon Solenobia triquella se pré- - sente sous deux formes : une forme sexuée diploïde

200 LA VARIATION (2 n — 60) et une forme parthénogénétique, tétra- ploïde, à 120 chromosomes. Cette relation entre la par- - thénogenèse naturelle et la tétraploïdie se retrouve dans le Crustacé Artemia salina. ArtToM (1911, 1926) a montré que l’espèce recueillie à Cagliari est amphimixique et diploïde (2 nr — 42 chromosomes), alors que la forme géante de Capodistria est parthénogénétique et tétraploïde (4 nr — 84 chromosomes). On peut encore citer le cas intéressant, observé par VanDer (1927), d'un Isopode, Trichoniscus provisorius, qui se présente également sous deux formes : une race dont les femelles ont l'abdomen orange : - ou brun clair qui est bisexuée et diploïde (2 n = 16 chromosomes) et une race parthénogénétique et triploïde (3 n — 24 chromosomes), dont les femelles - ont l’abdomen de teinte violacée. à

Ces faits de tétraploïdie ou de triploïdie observés dans la nature, ainsi que d’autres cas rencontrés dans les élevages, montrent que la polyploïdie n’est pas exclue du règne animal. Toutefois, elle porte : uniquement sur des races particulières. On ne ren- : contre, dans aucun genre zoologique, ces groupes : d'espèces polyploïdes, dont les nombres de chromosomes correspondent à une série de multiples, en pro- : gression arithmétique, d’un nombre basal haploïde. Il y a là une différence dont nous chercherons la cause ultérieurement.

L'existence des séries polyploïdes,dont j'ai donné un certain nombre d'exemples, a un double intérêt.

- En premier lieu, elle souligne la réalité de la constance : numérique des chromosomes dans une même espèce … ou une même race. Les très nombreuses observations, -

nombre des chromosomes. D'autre part, la constata-

tion d’espèces, ayant 2, 3, 4,5, 6, etc. fois un même

nombre fondamental de chromosomes, conduit à se

3 tions polyploïdes.

qui en : sont la base, sont en. nue dois sr avec l’idée désuète d’une variabilité fluctuante du

demander à comment ces espèces ont pu se former £ et quelles relations phylétiques existent entre elles. Es - Le moment est venu d'étudier la genèse de ces varias

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