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distribués aù hasard, exactement comme BLACK-
BURN (1925) l’a observé dans les hybrides artificiels, - résultant du croisement entre Rosa cinnamomea (n — 14) et Rosa pendulina (n — 7). La même re-
Fig, 24. — Schèma de la genèse d’un mutant triploide par la
production de gamètes exceptionnels non réduits à 2 nchro-
5 mosomes (2 n — 6). Ces gamètes 2 n,unis à un gamète ba-, . ploïde normal n.= 3, produisent des triploïdes 3n — 9.
marque s'applique au cas d’autres espèces triploïdes telles que Rubus andrewsianus, Eupalorium glandu- Josum, Erigeron annus. Ce n’est que grâce à Îa multiplication apogamique ou asexuée, si répandue
! MUTATIONS POLYPLOÏDES -217 dans le règne végétal, que ces formes ont pu être conservées. De même, les Trichontscus provisorius, signalés par VANDEL (1917), ne se maintiefñinent que parce qu'il s’agit d’une race parthénogénétique, où la réduction chromatique est sans doute éludée.
Jusqu'à présent, nous avons considéré la triploïdie
comme résultant d’un croisement entre deux races ou espèces ayant respectivement 2 n et 4 n chromosomes. Il est encore une autre possibilité, celle d’une reproduction sexuée à partir d’un (autofécondation)
ou de deux individus diploïdes, dont quelques gamètes n'auraient passubi la réduction chromatique (Fig. 24). À Si, par exemple, une plante a, dans toutes ses | cellules œufs, n chromosomes, mais, dans quelquesuns de ses grains de pollen, 2 n chromosomes, il en ‘résultera la formation d'individus triploïdes à 3n éléments chromatiques, sans qu'il soit nécessaire de faire intervenir une forme tétraploïde.
Or, la production de gamètes à 2 n chromosomes, -par absence de réduction chromatique, est loin d'être “une impossibilité. Cette formation de gamètes diploïdes est fréquente dans les plantes apogamiques, telles que les Hieracium. RoseNBERG (1917, 1927) a ‘vu que, dans ces cas, la division réductionnelle s’ébauche sous une forme anormale, avec appariement irrégulier des chromosomes (division semi- Le “hétérotypique.) Puis, cette division régresse et les k chromosomes, encore à l’équateur du fuseau, sont 1
entourés par une nouvelle membrane nucléaire. #
Il se forme ainsi un noyau, dit noyau de restitution, … qui conserve en lui la totalité (2 n) des chromosomes ; la réduction a avorté. Il se fait ensuite une division
normale, homéotypique, au cours de laquelle chacun | des chromosomes se divise, ce qui répartit 2 n chro-. mosomes$ dans les deux gamètes formés. CARANO (1924) a vu des phénomènes semblables, aboutissant | à la genèse de ie Re dans le genre 1 Erigeron. SES 4 Il est d’ailleurs très probable que és ‘gamètes diploïdes accidentels peuvent se former sous l’in-. | fluence de certaines circonstances, telles que l’abais- sement de la température. Il y a déjà longtemps que : GERASSIMOV (1908) a obtenu, chez Spirogyra, un doublement des chromosomes dés cellules somatiques À par l’action de narcotiques, de basses températures, = qui font avorter une cinèse commencée. Par l’action « de narcotiques, on a pu, de même, obtenir des races de Mousses artificiellement bivalentes (F. v. Werrs- ? TEIN, 1923). "4 C’est, sans doute, à un semblable mécanisme, pro- duction de quelques gamètes exceptionnels non réduits, qu’il faut rattacher l’origine des Drosophiles 4 triploïdes. Dans une culture de D. melanogaster, BripGes (1921) obtint une descendance composée de 96 femelles, 9 mâles et environ 80 intersexués, « intermédiaires entre les mâles et les femelles. Des “ individus, normaux d'apparence, étaient, en réalité M ie De même, L. MorGan (1925) trouva, dans * la descendance d’une femelle à deux chromosomes X # . attachés, fécondée par un mâle à œil bar, une mouche de grande taille qui donna des mâles, des femelles et des intersexués. Les femelles de grande taille. donnèrent à leur tour des intersexués et l'examen de leurs ovaires montra qu’elles étaient triploïdes.
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- MUTATIONS POLYPLOÏDES 219 Pour comprendre ces relations, il faut se souvenir que D. melanogaster (Fig. 18, B et C) a 3 paires de chromosomes ordinaires où aufosomes et une paire
- d’hélérochromosomes qui sont semblables chez la fe- . melle (2 X) et dissemblables chez le mâle (1 Xet 1 Y). + Si l’on appelle A la série des autosomes, les femelles - normales diploïdes ont la formule 2 À — X X et les mâles la constitution 2 À — X V. Dans les Droso-. philes triploïdes femelles, la formule sera 3A—XXX. Or, ces femelles triploïides forment des gamètes = (ovules) XX — 2A, XX — À, X —2A et X — A. Si - on les croise avec un mâle diploïde ordinaire, dont … les gamètes sont X—A et V—A, on obtiendra les combinaisons suivantes :
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