SA SE LA VARIATION
Ces constatations conduisent à l’idée que les.carac- tères de ces mutants sont moins le résultat de l’action de facteurs particuliers que celui du déséquilibre, apporté par la présence du chromosome supplémentaire, dans la somme des actions exercées par l’ensemble des facteurs du patrimoine héréditaire. Considérons, par exemple, le mutant small-smooth de Matthiola qui a, comme chromosome supplémentaire, un fragment chromosomique. Sa descendance se montra Composée de 56 normaux, 36 small et 2 small extrêmes que l’on supposa être tétrasomiques (LAsLEY et FRosT, 1928). Or, l’examen cytologique de ces 2 individus exceptionnels montra que l’un était bien tétrasomique (2 n + 2 — 16), tandis que l’autre était un mutant haploïde avec un seul chromosome supplémentaire (n + 1 — 8). Voiià donc deux plantes dont l’une a 8 chromosomes et l’autre 16 ef qui présentent cependant les mêmes caractères. Les facteurs que l’on pourrait incriminer sont présents 2 fois dans l’une, 3 fois dans l’autre, sans que le type soit changé pour autant. Si, par contre,
nous considérons le rapport des chromosomes nor-
maux aux éléments supplémentaires, nous voyons que ce rapport (7 : 1 et 14 : 2) est identique dans
. les deux cas, correspond donc à un même état relatif
de déséquilibre, par suite à une action semblable
sur les processus du développement. Ces considé-
rations seront développées davantage lorsque nous aurons examiné les cas de polysomie, obFerves chez les animaux.