REP TES ABERRATIONS CHROMOSOMIQUES
aunes, stériles et peu aile . 20 Les individus X(j)-X(j}-Y sont de eneles jaunes comme la mère, ayant reçu d’elle leurs deux X, mais ayant un Ÿ supplémentaire, | 30 Les types X(S)-0 sont des mâles (un seul X), de couleur sauvage comme le père, parce qu'ils tien- . nent de lui leur unique chromosome X. Ils sont stériles en raison de l'absence du chromosome Y.
= 40 La combinaison Y-O ne se développe pas.
On voit, en définitive, d’après cette explication, ue les filles doivent être jaunes comme la mère et les ls de type sauvage comme le père, ce qui est conforme aux résultats obtenus.
. Supposons que cette interprétation soit exacte.
- Les filles X(G)-X(j)-Y doivent, si leurs chromo-
somes X continuent à passer ensemble, produire des ovules X(j)-X(j) et Y. Fécondées par un mâle
X(S)-Y sauvage, elles donneront les quatre com-
inaisons suivantes. (Fig. 35) : .
; Gamètes e] Gamètes a! Zygotes XD-X(G) x X(S) =. X (S)-X()-X()
; = = Q sauvages triplo-X SEX). X æ et XX) Y © jaunes à Y supplém X XCS) — X(S)=YS x sauvages fé-.
L conds .
AT SES EN, non viable
Le croisement ayant été effectué, on obtint, en ffet, des filles jaunes comme la mère (X(j)}-X ()- Y), des fils sauvages (X(S)-Y), mais féconds parce qu'ils ont la formule normale X-Y, et non
E LES ABERRATIONS CHROMOSOMIQUE
PU E C'ONTIR OPUS
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Quelle est maintenant la raison pour laquelle les deux chromosomes X passent toujours ensemble ? Les deux éléments ne se trouveraient-ils pas anormalement attachés, soudés l’un à l’autre ? C’est ici qu'intervient la vérification cytologique. Les femelles jaunes exceptionnelles montrent, en effet,
dans leurs cellules, 2 chromosomes X attachés par.
leurs extrémités tournées vers le centre de la cellule, si bien que cette paire a la forme d’un V; elles: ont, en outre, comme on avait pu le prévoir, un Y supplémentaire. De même, les superfemelles ont 3 chromosomes X, dont 2 attachés et 1 libre. Comme ces superfemelles sont stériles, il en résulte que la nouvelle race se maintient pure, automatiquement.
__ Un deuxième cas de chromosomes X attachés a été observé par ANDERSON (1995), dans la descendance de
femelles soumises à l’action des rayons X. Ce cas
est particulièrement intéressant parce que la mère n'avait pas ses deux chromosomes X génétiquement semblables. L'un renfermait les gènes scule,
apricot, crossveinless, tan, forked, l’autre les facteurs .
broad, echinus, cut, garnet. Or, les filles étaient
du type broad, echinus. Les deux chromosomes X . : attachés dérivaient donc d’un seul des X maternels, : 2 au moins pour la partie contenant broad et echinus.
Ce détail montre que les deux X attachés peuvent provenir, totalement ou partiellement, de la division d’un seul X maternel, dont les deux moitiés, issues de sa fissuration longitudinale, sont restées attachées l’une à l’autre. Ce cas se rattache à ce qui
GuxÉNoT. — La Variation. + 12
Fr
F X-0, enfin des superfemelles, triplo-X, peu viables.
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nelle (1).
Un troisième cas de chromosomes X attachés fut observé par SrURTEVANT et vérifié aussi cytologiquement ; la fusion des chromosomes avait dû se produire chez un mâle ; l’unique chromosome X s'étant divisé longitudinalement à la division équa- tionnelle, les deux moitiés qui en résultèrent avaient : dû rester attachées par leurs extrémités, au lieu de se rendre séparément dans deux cellules différentes.
Un autre exemple de soudure entre chromosomes a été analysé par STERN (1926). Les D. melanogaster possèdent, tout à l’extrémité de leur chromosome X, un gène dont une mutation, connue sous le nom de bobbed (b), amène le raccourcissement des poils. Ce caractère présente cette particularité qu’il ne se manifeste que chez les femelles. Or, STERN a montré que ce comportement anormal était dû à ce que le chromosome Ÿ des mâles contient un gène dominant eo allélomorphe et antagoniste de bobbed (b). Les - femelles X(b)-X(b) sont de type bobbed, tandis que les mâles, de formule X(b)- Y(B) sont d’ ne.
normal.
(1) Il arrive que, sans être soudés, les deux chromosomes X
… . passent ensemble dans un seul ovule : cette non disjonction.
__ peut se produire lors de la première division de maturation,
femelle présentant cette anomalie ; c’est la non disjonction réductionnelle. Par ailleurs, le phénomène peut survenir à la deuxième division de maturation, équationnelle : ce sont les deux chromosomes provenant de la fissuratior d’un des X isolé à la cinèse précédente, donc toujours semblables, qui passent ensemble dans cette non disjonction équationnelle.
SES $ est connu sous le nom de non disjonction équation-
auquel cas l’un des X vient du père, l’autre de la mère de la «