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III. Déficience

Les auteurs américains, qui ont étudié ce genre d’anomalie, désignent, sous ce nom, soit la perte

entière d’un chromosome, soit la perte d’une partie d’un chromosome.

La perte entière d’un chromosome, qui conduit à , :

des types 2 n — 1, a parfois été décrite sous le nom d'élimination, lorsqu'elle se produit au cours d’une . division somatique. Ainsi, dans une Drosophile femelle à 2 X, l’un des X peut être perdu dans une lignée ‘somatique; toute la partie du corps qui‘se développe à partir de cette lignée cellulaire n’a qu’un

X et présente, par suite, la sexualité mâle. On obtient

ainsides gynandromorphes bilatéraux ouen mosaïque, suivant que la pérte s’est produite d’une façon plus

ou moins précoce, au cours du développement.

On a aussi observé des cas de perte d’un chromosome IV, si bien que la partie du corps qui n’en a plus qu'un (haplo-IV) présente,en mosaïque, les caractères du type diminished. Emerson (1921, 1923) a, de

même, rattaché l’état en mosaïque de l’endosperme du

maïs à la perte somatique d’un chromosome.

Je garderai le terme de déficience pour désigner exclusivement des pertes limitées à une portion d’un chromosome. J’exposerai d’abord l’histoire d’un cas très intéressant, observé chez la souris, et qui a été l’objet de vérifications cytologiques.

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LENENT hs LES ABERRATIONS CHROMOSOMIQUES 309: 7

Lorsqu'on croise une souris normale avec la race - japonaise valseuse, le caractère normal étant dominant, les descendants de première génération sont tous normaux. Or, dans un semblable croisement, GATES (1925) trouva, parmi les F,, une femelle valseuse. Comment comprendre cette anomalie génétique ? … Cette femelle renfermait-elle le gène normal N, devenu, pour une cause quelconque, inactif ? Non, car, Croisée avec des valseurs, elle ne donna que des 5e valseurs, se comportant comme récessive pure. Avait- … elle été l’objet d’une nouvelle mutation dominante, Y provoquant un caractère semblable à celui des val- à seurs récessifs ? Non, car, croisée avec des normaux, elle ne donna, en F,, que des normaux, n’extériorisant donc aucun gène dominant nouveau.

Si, d'autre part, cette femelle avait été, par extraordinaire, homozygote récessive v v, elle aurait dû, croisée avec des normaux, donner des normaux DE hétérozygotes N v; ceux-ci auraient dû produire, f entre eux, une deuxième génération, formée de 3 /4

de normaux et 1 /4 de valseurs vv. Or, le croisement effectué, on constata que certains seulement de ces : normaux F, redonnaient des valseurs, étaient donc

. hétérozygotes N v, tandis que les autres ne produi-

saient que des normaux, n'avaient SEUL pas reçu le gène pv.

Ces résultats s'expliquent si l’on admet que la

. femelle exceptionnelle, au lieu d’être N v, était v O,

-c'est-à-dire ne renfermait qu'un seul gène, au lieu ;

de deux de la même catégorie. Cette femelle v-0, 6

croisée avec un mâle valseur vv, doit, en effet, donner +

des F, v-v et v-0, tous valseurs. D'autre part, cette :

| TOMEINNS

RSS ARS Pie RU ne TRS TE même femelle v-0, croisée avec un mâle normal NN, doit produire des F, N-v et N-0, c’est-à-dire des descendants tous d'apparence normale; les

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