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fique de réaction aux facteurs externes. Même si deux génotypes coïncident par leurs formes extrêmes, c'est-à-dire ont, l’un et l’autre, quelques individus ayant exactement la même apparence extérieure, il suffira de sélectionner ces organismes douteux pour constater, grâce à l’étude de leur descendance, que les uns appartiennent au premier génotype, les autres au second. Malgré une indiscutable continuité phénotypique, l'expérience met en évidence une non moins certaine discontinuité génétique.
La conclusion est que derrière le masque de la variabilité continue des apparences extérieures se cache la discontinuité réelle des constitutions germinales. Or, ces constitutions diffèrent, d’un génotype à l’autre, par des différences factorielles qui sont fondamentalement de même nature et de même ordre que celles réalisées par les mutations.
La comparaison entre génotypes et mutations s’impose ; elle est particulièrement suggestive. Lorsqu'une mutation à pris naissance, elle se transmet à la descendance et devient ainsi le point de départ d’une race qui n’est autre qu’un génotype nouveau. Comme les mutations, les génotypes peuvent différer par des caractères très importants ou ne présenter que des dissemblances très minimes. De même que les races nouvelles issues par mutations, les génotypes, trouvés dans la nature, présentent une stabilité considérable. Ces constatations permettent de rattacher intimement les génotypes aux mutations factorielles el de considérer les secondes comme l'origine des premiers. | On pourrait penser, cependant, qu’il y a contra-
diction entre cette stabilité du génotype et la fré- : quence relativement très élevée (10 p. 100, d’après Baur) des mutations. Comment se fait-il que l’on … puisse parler de stabilité d’un matériel si fréquem- … ment en état de mutabilité ? Il ne faut pas perdre de « vue qu’une bonne partie des mutations sont léthales, par conséquent ne se traduisent par rien d’apparent au cours des expériences de sélection, sur lesquelles est basée la notion de stabilité du génotype. D'autre part, quand on suit, dans des expériences de ce genre, . un génotype, on fait porter la sélection — et par suite l'attention — d’une façon exclusive, sur un certain … caractère, celui qui est précisément l’objet de la sélec- … tion. Si des mutations viennent à se produire, qui . affectent des particularités différentes, l'expérimentateur ne les apercevra pas ou ne sera pas conduit
à les conserver ; il ne prendra pas les mutants comme
reproducteurs, si bien que la mutation aura toute - chance d’être perdue. La notion de stabilité du génotype ne s’applique, en réalité, qu’à un caractère parti- culier et ne signiffe nullement l'impossibilité, pour d’autres mutations factorielles, de survenir dans la lignée. La stabilité du caractère envisagé n’est d’ail- leurs pas la fixité, car le gène caractéristique du géno- - type peut présenter, à son tour, des mutations. 1 ; - Il: paraît certain, en définitive, que les génotypes … représentent les conséquences de mutations apparues, soit dans les élevages, soit dans la nature ; la discon- |
linnéenne est précisément celle que permettaient À de prévoir l’existence et les caractères des mutations
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