‹ La Variole en Lorraine: Son Histoire, Son TraitementChapitre 18 sur 27 · AS · texte numérisé non relu

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| 4S1S Moselle / 1819 | 1821 | 1822

Malgré tant de bonne volonté, la petite vérole faisait encore souvent son apparition dans les communes de la Lorraine, elle prenait encore un caractère épidémique, comme en 1817, mais les vaccinateurs eurent du moins la satisfaction de constater qu’elle ne put pénétrer dans les communes où on lui opposa comme barrière la vaccine. Ainsi le docteur Boujeardat rapporte que la variole se montra en cette année 1817 dans vingt-trois communes du département de la Meurthe et qu'elle n’y enleva pas-quarante enfants ; la commune de Badonviller où tout le monde avait été vacciné par ses soins ne perdit pas un seul enfant.

En 1820, une instruction sur la propagation de la vaccine à l’usage de MM. les Maires et les vaccinateurs du département de la Meurthe fut rédigée par le Comité Central du même département et imprimée par ordre du Préfet. La première partie de cette brochure parle des avantages de la vaccine, de son ellicacité, et réfute les préventions dont elle est l'objet ; la deuxième partie traite de la manière de vacciner et du moyen de conserver le vaccin ; la vaccination consiste à piquer un bouton renfermant du bon vaccin, à en charger une lancette et à l’introduire sous l’épiderme en ayant soin d’essuyer l’instrument dans la plaie et de faire couler le moins de sang possible qui pourrait noyer la matière ou l’entraîner ; la manière la plus sûre de vacciner est de pratiquer cette opération de bras à bras, mais on peut néanmoins conserver le vaccin, 1° avec des verres à surface plane, collés avec de la cire pour que l'air extérieur n’y pénètre pas et au moment de vacciner, on n’a qu'à délayer dans un peu d’eau pure la matière desséchée et à la charger sur la lancette.

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