INTRODUCTION
Aujourd’hui que la médecine agrandit de plus en plus son domaine, que de nouvelles découvertes révolutionnent le monde et que des idées nouvelles édifiées sur les études bactériologiques viennent saper par leurs bases les théories échafaudées par nos ancêtres, il peut être bon et utile de jeter un coup d'œil en arrière et de se rendre compte du chemin parcouru. Combien de fois, en effet, les progrès de l'observation éclairée par une analyse plus exacte des faits n'ont-ils pas donné un éclatant démenti à nos prédécesseurs ?
Les siècles passés ont vu s’abattre sur notre pays des fléaux dont le souvenir seul donne le frisson, je n’en veux pour preuve que celte maladie gangréneuse du moyen-âge (feu sacré, mal des ardents, etc.), qui décima l’Europe aux x1° et x1° siècles.
La lèpre autrefois si fréquente a à peu près complètement disparu. La variole, autrefois si meurtrière, se montre rare, et presque toujours bénigne aujourd’hui ; on avait bien, aux siècles passés, de vagues notions sur sa puissance con tagieuse, sur la nécessité de l'isolement en temps d’épidémie variolique, mais le moyen radical d’en enrayer la
marche n’est conau que depuis un siècle: c’est cette dernière maladie qui fera l’objet de notre travail.
Sur les conseils de M. le Professeur Macé, directeur de l'Institut sérothérapique de l'Est, nous avons choisi comme sujet de thèse l’histoire de la variole en Lorraine. M. le Professeur Macé a bien voulu nous aider de ses conseils et ne nous à pas ménagé son temps pourtant si précieux, il a daigné eu outre nous faire l’honneur d'accepter la présidence de cette thèse, nous le prions d’agréer l'hommage de notre respectueuse reconnaissance.
M. le Professeur Bernheim et M. le professeur Herrgott, nos maîtres en clinique, nous ont toujours donné des marques de sympathie pendant tout le temps que nous avons passé à leur service ; nous n’oublierons jamais leurs magistrates leçons et les prions de croire à notre plus vive gratitude.
Que M. le Professeur Simon soit assuré de notre reconnaissance pour l’enseignement qu’il nous à donné dans ses leçons si savantes de pathologie générale et ses conférences si intéressantes alors qu’il avait le service des enfants.
Que MM. le Professeurs agrégés Etienne, Février, Schuhl, que tous nos maîtres de la Faculté à qui nous sommes redevable de notre enseignement médical, veuillent bien agréer nos sincères remerciements et la certitude de notre reconnaissance inaltérable,.
M. Fernand Simonin, fils et petit-fils de médecins, a bien voulu mettre à notre disposition les archives de la famille Simonin ; nous y avons trouvé des renseignements précieux et bien des pages inédites ; nous l’en remercions sincèrement et ie prions de croire à toute notre reconnaissance,