TRAITEMENT
ul n’y a pas de remède contre la variole maligne. Tous nos agents thérapeutiques sont d'une désespérante inefficacité. Mais , puisqu'il faut pourtant faire une médication, voici ce qu ‘il est rationnel d’ essayer.
On emploiera la méthode éthéro-opiacée de Du Castel, qui,
dans la variole régulière et normale, a donné de beaux suc-
cès. Elle consiste dans l'injection deux ou trois fois par jour
__1 cent. cube d'éther dans le tissu cellulaire sous-cutané, ou
mieux dans la masse musculaire de la cuisse ou de la fesse et dans l'administration quotidienne de 15 à 25 centigrammes d’opium. Peut-être ce traitement commencé de bonne heure aurait-il le pouvoir d'empêcher une variole d'évoluer vers la malignité.... Mais, une fois cette malignité déclarée par l'apparition des irrégularité de l’éruption — et des accinerveux — il n'y a pas d'illusion à se faire l’éther, et l’opium n'auront aucun résultat. La mort est[pour ainsi dire fatale,
L'hydrothérapien’ estpas à dédaigner. Au biinetedes géné ralement employés, on préférera les bains froids. Ils paraïssent agir favorablement quelquefois sur l'hyperthermie, sur la dépression nerveuse et sur l’éruption elle-même qui sort plus vite. Mais ces effets d’ailleurs inconstants ne sont, hélas de
pas durables.
On aura encore recours aux toniques ; on soutiendra le - cœur défaillant. La spartéine est indiquée (0,10 en injection), comme aussi la potion à l’acétate d'ammoniaque.
Des pulvérisations au thymol seront fréquemment pratiquées (thyimol 5 gr. dans un litre ; essence de jenarium, I goutte).
Peut-être devrait-on tenter l’opothérapie hépatique, puis-
que les altérations du foie sont souvent importantes dans la
variole maligne.
Mentionnons enfin le collargol. Ila été essayé à EE
Kettar dans quelques cas graves soit en pommades, soit en injections intra-veineuses, mais sans succès appréciable.
Quant à la sérothérapie et aux injections, sous-cutanées de vaccin, nous n’en parlerons pas puisqu'elles n’ont donné aucun résultat.
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