SCENE PREMIERE
LOUISE, HENRI, MADAME, DESCIIAMPS, eu ABONNAS.
Us entrent par la porte Un foml.
LOUISIÎ, un peu niinaudière.
On ne fiiiitc pas ici, dans mon salon... Je vous pcruK'Ilrai un cigare, cependant.
Cil ABONNAS.
La fumée vous incommode:'
LOUISE, de même.
Non, pas moi; mais, mes fleurs...
IIENHI, hausse les épaules.
Piuu-quoi n'a-t-oii pas servi le café dans mon cabinet?
LOUISE, sèclieiDcnt.
J'ai toujours l'air de t'y gêner. Jai préféré recevoir Jacques ehez moi. . . Vous voulez bien, monsieur Chabonnas, f[ue je vous appelle Jacques, tout court et tout de suite? Vous êtes le plus cher et le plus ancien camarade de mon mari... je dois vous traiter en intime.
CIIABONXAS.
Madame...
LOUISE; gentiment.
A])pelez-moi Louise. — Henri, tu ne donnes pas les cigares ?
Elle sert le café.
MADAME DESCIIAMPS- Les voici, Henri.
CHADONNAS, à Louise.
Vous ne prenez pas de café?
IwV VAï^SALE
Jamais. Le café me surexcite, je n'ai pas besoin de cela... La bonne idée que vous avez eue, de venir, ce matin!...
CHAP. ONNAS-
Arrivé cette nuit à Paris, ma première visite était pitur Henri, que je n'ai pas vu depuis quatre ans... iNous sommes de vieux condisciples de lycée, d'Ecole...
HENRI
...presque deux frères...
MADAMI' DESGIIA:\rPS.
Vous êtes pour longtemps à Paris?
GIIABONNAS.
Le minisire de la ,t;uerrc m'attache à sa personne.
LOUISE
Vous êtes dans l'artillerie, le génie?
GIIABONXAS.
L'arlillorio.
LOUISE
Capitaine, n'est-ce pas?
CIIABOXXAS.
A la proi'liaino promotion. Pour le moment, lieutenant l'ncore.
Louise a enllamiiu' une allumette qu'elle tend à Ghabonnas.
LOUISE, à madame Dcschainps qui s'apprête à sorlir.
Vous sortez, nui mère?... Sitôt?...