MADAME DI•:SCIIA^[PS
J'ai beaucoup de courses à faire, <li'S commandes elle/, les fournisseurs, des n»)tes à vérilier...
LOUISE, avec quelque ironie.
Vous accaparez tout le ménage. Eh bien, el moi ■? Laissez-moi ma part, au moins?
IILNKI.
Ali! s'il fiill.iit t'allendrr, loi!. .. Va, maman.
MADAME DESGHAMPS.
Au revoir, Jacques. A bientôt. Que ce soit comme dans le temps. Revenez souvent. Je vous donnerai encore de ces pâtisseries que vous aimiez, quand vous étiez gamins tous L's deux... Vous étiez gourmand, vous.
GHABONNAS.
Je ne les ai pas oubliées, vos tartes, madame Peschamps. Ah ! je me les rappelle nos matinées de dimanche, dans la petite chambre d'Henri. Vous, à la cuisine, vous cuisiniez
avec religion, et, de temps à autre, par la porte qui s'ouvrait, nous arrivait une bonne odeur de cuisson... Je me rappelle aussi...
HENRI; avec i"egret et profondeur.
Oui, le reste, le reste...
LOUISE, mordante.
Les jours heureux ! , . .
HENRI
Les jours heureux !
MADAME DESGIIAMPS, vivement.
Au revoir. (Henri lui tend le front qu'elle embrasse avec tendresse.) Adieu, Louise.
Louise s'installe dans un fauteuil.