‹ La Vaticane de Paul III à Paul V d'après des documents nouveauxChapitre 23 sur 61 · févr. 1348 (ibid., fol · texte numérisé non relu

févr. 1348 (ibid., fol

tome... A Rome, en ce moment, il n'y a personne ^utre qui copie le grec'». Je retrouve une lettre sans date, mais qui doit être postérieure à 1572, de Jean de Sainte-Maure, écrivant au cardinal Sirleto pour lui proposer quatre spécimens différents de sa calligraphie grecque ', — N'oublions pas l'a-

1. 25 juin i552 {ibid/, fol. 3q2). Cf. une lettre du 5 sept. i55i {ibtd., fol. i85j : « ...M. Emmanuele era occupât© in altre opère. »

2. Vatican, lat. 6792, fol. 58. Voici cette lettre, à ajouter au travail de M. Omont, Le dernier des copistes ^recs en Italie, Jean de Sainte^ Maure (extrait de la Rev, des études grecques, 1888):

« lUmo ac Rmo mons. — Le sottoscritte cha* ractere tanto grece come italiane sono del povero Giovanne S** M aura servi tore humilissimo di V. S. Illma. [Suivent les quatre modèles.]

a Illmo et Rmo jnons. — Giovanne S** Maura è uno povero gentil'homo cyprioto, non gia grieco , ma è nglio verasio délia S** Madré chiesa Romana, rigcnerato délia sua s"" fonte, ma per essere nato et cresciuto in paese dove segliono parlare greco, sa multo bene parlare la lengua grieca volgare,et bonicello délia antiqua, atteso è grammatico in çreco, scientia gia non hâve solum la grammatica, et gli sia raccommendato amore dei atteso è pover' homo carrico de fameglia, che dopi fu privo de sua patria : de

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venture du fils d'Ange Vergèce. Sirleto a rencontré un jeune homme, grec d'origine, « fils de M« Angelo, scrittore du Roi », et il Ta recommandé à Cervini : le jeune copiste a une belle main, il travaille rapidement :

avec un peu d'exercice, il finira par écrire mieux encore et plus correctement. Justement Cervini veut faire copier le Contra haereses de Théodoret : c'est donc son affaire. Et que son Eminence n'oublie pas que les copistes sont introuvables à Rome : puis le jeune homme se contentera de si peu, avec le vivre, le couvert et un écu par mois, seulement de quoi acheter des bottes, il sera content... Sirleto protège de si bon cœur son

aitro non ha vissuto che delio scrivere, senza havere importunato mai a nesciuno, ma hora si ritrova in extrema poverta e cerca di viver con la sua virtù. Et çli sia raccommendato amore dei ut deus. » Voir encore, dans le Vat. lat. 6792, fol. 334, une autre lettre où Jean de Sainte- Maure se recommande à Sirleto contre « la ja-* lousie grande des inu.tiles et des méchants », et donne des détails sur le service qu'il fait à la Vaticane.

bon jeune homme, qu'il s'offre à lui faire un écu de plus, sur sa propre bourse, « di quel poco che io guadagno », et il ajoute avec candeur : « Je suis bien sûr qu'il nous sera utile pour plus de deux écus ', » Cervini consent. On se met en quête du Théodoret de la Vaticane, et nous avons vu plus haut quelle peine on a à le retrouver, mais enfin Mgr le bibliothécaire (Steuco) a fait une tornata dans la bibliothèque, le Théodoret a été retrouvé, et le jeune Grec va commencer la copie. « N'oubliez pas, dit Cervini, de collationner la copie sur l'autre exemplaire du Vatican, et de marquer les Variantes, comme je vous ai dit de faire d'autres fois *. » Et alors, de temps à autre, on voit Cervini demander i « Et notre jeune Grec, que fait-il? » Hélas, le bon jeune homme!

• I. Sirleto à Cervini, 25 nov. i545 {Vat, laU

6177, fol. 170).

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