Dejob. op. cit.fV
3. Barberini^ XXXIX, 107. Sa Majesté le roî d'Espagne demande quatre-vingt-onze mss.
choisis parmi les grecs, dont elle offre 289 écus, plus quatre-vingt-quatorze latins et quinze hébreux, dont elle offre 242 écus. Chaque volume est estimé séparément.
de manuscrits grecs choisis de la collection Sirleto.
Ces mamuscrits, qui port<3nt en tête la note « Emptum ex libris cardinalis Sirleti », me sont tous passés entre les mains : trente-cinq au total.
Peut-être le choix des manuscrits, acquis par la Vaticane dans la succession de Sirleto, aurait-il pu être plus heureux : on laissa de très belles pièces, pour en prendre d'insignifiantes. Signalons cependant une jolie édition byzantine du xii* siècle des homélies de S. Grégoire de Nazianze {V, G, 1446); un Proclus « in quatripartitam Ptolomaei »
(sic), dont Tex libris nous apprend qu'il avait été donné à Sirleto, en i558, par Nicolas
Maggiorano, édition byzantine du xii© siècle
• (F. G, 1453); une curieuse collection canonique, bombycin du xiii«-xive siècle, provenant d'Asie-Mineure, semble-t-il, témoin la page d'arménien du fol. 292 (V, G, 145 5). — Deux manuscrits importants viennent de
Tabbaye du Patir, près de Rossano : le F. G.
i43iy qui est une collection canonique (xii« siècle), dont Maï dit en tête que « Auctor hujus collectionis haereticus monophysita est », et à ja suite de laquelle figure la fameuse homélie d'Hippolyte Contre l'hérésie de Noët; le F. G, 1456, qui est un exemplaire du xe siècle de rOnoma^ficon d'Eusèbe, exemplaire entièrement palimpseste. — Citons aussi un Ecumenius^/n epistolas D.Pauliy édition byzantine du xi* siècle (V. G. i43o) ; une édition provinciale des lettres de S. Nil, du xni« siècle (F. G. 1434); une édition byzantine des lettres de Théodore Stoudite, du xii« siècle (F. G. 1432); une édition byzantine des homélies de S. Grégoire de Nysse,du xiii* siècle (F. G. 1436); le F. G. 1422, un S. Epiphane, De irtterprehbus et de maie intcrpretantibus, et expositio tnultorum patrum in psalmoSy édition byzantine, du xie siècle.
Ce sont là toutes les pièces anciennes de la collection. Les autres sont des copies de
la Renaissance ', surtout du xvi« siècle, dont une signée d'Emmanuel Embénes {V. G.
1428); or, comme en thèse générale, nous possédons vingt répliques des textes copiés au xyi« siècle, et de plus, dans la plupart des cas, l'original, on comprend qu'il soit permis de considérer comme de peu de prix ces manuscrits de la dernière heure.
Je résume en quelques mots l'histoire des manuscrits de Sirleto qui n'entrèrent point alors à la Vaticane, histoire écrite il y a soixante ans par Constantin Ruggieri ^. La bibliothèque de Sirleto fut. achetée en bloc