Sauf les Vat gr. IA
2. Const. Ruggieri, Memorie istoriche délia Biblioteca Ottoooniana, ms. dans le Vat. lat, qo34, fol. 192-205, imprimé et publié par A.
Mai, sous le titre de Memorie istoriche desli archivi delta Santa Sede e delta biblioteca Uttoboniana (Rome, 1825), brochure introuvable.
par le cardinal Ascagne Colonna ', au prix de 14,000 écus, et installée au palais Colonna par les soins du bibliothécaire des Colonna, Pompeo Ugonio. A la mort d'Ugonio, elle fut confiée à un élève de Juste Lipse, Alberto Rubenio Fiammingo. C'est au palais Colonna que Baronius la consulte, — témoin les actes alors inédits du Ville concile, dout il cite les lettres de Photius au pape Nicolas, doits plenas in hihliotheca columnensi quae fuit cardinalis Sirleti, — et après Baronius, Pierre Morin, Sirmond, Possevin.
Le cardinal Colonna, en mourant, légué une partie de sa fortune au chapitre de Saint-Jean de Latran, ce qui donne naissance à un procès entre la famille et le chapitre, et ce procès amène la mise en vente par les Colonna de la bibliothèque de leur
I. On trouvera dans le Vaï, lat, 8264, fol. 1 5o et suiv. le contrat de vente; il est daté du 4 juin 1 588.
oncle '. A la nouvelle de cette merveilleuse occasion, le cardinal Frédéric Borroméê, qui était tout occupé à ce moment à constituer TAmbrosienne, entra en négociation pour devenir acquéreur de la collection, et la négociation aurait certainement abouti sans le duc Jean Ange Altemps, qui en offrit i3,ooo écus et l'obtint (6 août 1611). La bibliothèque restait une fois encore à Rome.
Elle fut installée au palais Altemps, près de TApollinaire, dans des armoires magnifiques, dans une salle ornée tout exprès de fresques allégoriques; les volumes furent reliés et couverts de plats de cyprès, estampés aux armes du duc. C'est là que vinrent travailler Allatius, Constantin Gaëtano, Possin, Holstenius, Suarez, les premiers Bollandistes, le cardinal Tommasini. Ruggieri avance que
I. Dans la suite les Colonna eurent une nou velle bibliothèque, comprenant une collection de manuscrits grecs, dont ils ne se défirent qu*'^" 1825, et qui entrèrent alors à la Vaticane. Il çxiste un catalogue imprimé (Rome, 1825).
en en
Paul V demanda au duc Altemps cent des plus beaux manuscrits de la collection, et qu'il lui donna en échange la copie de ces cent manuscrits, transférés ainsi regia manu au Vatican.
Cinquante ans plus tard, le duc Jean mourut, et les Altemps se trouvèrent dans une situation de fortune assez compromise, pour penser à se défaire de leur bibliothèque. La reine Christine, qui avait envoyée ce moment Nicolas Heinsius en Italie, pour y acheter des livres, des médailles et des statues, et qui était en pourparlers pour Tachât du musée Boncompagni, fit faire des propositions aux Altemps : Isaac Vossius, son bibliothécaire, l'y poussait fort, un certain abbé Noghera servait d'agent, et le marché allait être conclu, lorsque Noghera fut compromis dans je ne sais quelle affaire, et mis en prison sur l'ordre d'Innocent X '.