Rôm, Quartalschri/tj 111(1089), p
DE PAUL m A PAUL V IO7
reste, au bas mot, environ soixante volumes qui doivent être autre chose que « sine principio et maie ordinata ».
Ce n'est pas tout. Si, dans ces soixante volumes de 1462, on retrouvait les cinquantetrois volumes de 1 57 5, ce serait autant de gagné sur l'inconnu : mais cette identification n'est pas possible. Sans doute, quelques-uns des volumes de 1575 s'y retrouvent sûrement; sans doute, plusieurs titres de l'inventaire de 1462 sont assez mal énoncés pour que l'identification reste problématique; mais aussi nombre des volumes de 1462 ne se retrouvent pas. Je citerai un « Policarpum episcopum Efesii », un « Theophanem super evangelia Marci », un « Canonés Istagii {sic) et Isachi », un « Unum exiodum anticum », un « Epistulas ad lacobum apostolum »,un « Unum librum lacobi apostoli super Apocalipsim », un « Unum librum Theodori episcopi », un a Epistulas Gregorii papae », etc. Et réciproquement nombre de
volumes, de très beaux volumes, de l'inventaire de iS/S ne figurent pas à celui de 1462.
Des observations qui précèdent on tirera la conclusion que la librairie de Grotta Ferrata, loin de rester un trésor fermé et immobile, a été, dès avant le xvc siècle et jusqu'à la fin du xvie, dans un perpétuel mouvement de va et vient, d'entrées et de sorties.
Que si maintenant nous prenons un à un chacun des quarante et un Cryptenses de 1575, devenus aujourd'hui Vaticani, et que nous y cherchions quelques traces de leur provenance, nous aurons à noter les observations suivantes ' :
Le Vat. i632 (II), Ascetica du xp siècle, était à Grotta Ferrata dès la première moitié du xve siècle, car il porte en graffite (fol. 54') la signature de François de Mellini ', qui fut abbé du couvent vers 1426.
1. Entre parenthèses à la suite du numéro actuel Vatican de chacun de ces volumes, je mets la cote du catalogue de iSyS.