‹ La végétation de la Bretagne: Étudiée dans ses rapports avec l'atmosphère et avec le solChapitre 19 sur 28 · DER RES · texte numérisé non relu

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habitations. L'écoulement des liquides des étables, des eaux ménagères, suivis de toute une série de fermentaüons opérées aux dépens des matières organiques, déterminent la nature particulière de ce sol. Deux familles végétales se plaisent tout spécialement dans ces sols riches en azote. Les plantes de ces familles, Amarantacées et Chénopodiacées, sont des espèces croissant surtout au pied des murs, au bord des chemins voisins des habitations. Leur tige, leurs feuilles d’une consistance plus ou moins charnue indiquent d’ailleurs nettement qu’elles ont trouvé dans le sol où puisent leurs racines les éléments nécessaires pour une végétation active. Si nous froissons les feuilles de certaines Chénopodiacées, il nous est facile de percevoir une odeur spéciale : c’est qu'aux dépens des matériaux contenus dans le sous-sol il s’est formé dans les tissus de ces plantes des produits de nature azotée ; l’on sait combien cette production de composés à odeur pénétrante est développée chez une espèce banale, le Chenopodium Vulvaria : on a pu reconnaître dans les tissus de cette espèce la présence du chlorhydrate de triméthylamine, auquel est due cette odeur si désagréable, si tenace.

Parmi les plantes qui recherchent ces sols riches en produits azotés, il faut citer encore la Morelle noire, Solanum nigrum, espèce répandue en Bretagne, le long des chemins, au pied des murs et, par conséquent, utile à noter.

Je n’ai pas besoin d’insister longuement surles inconvénients qu'il y aurait à puiser l’eau des nappes superficielles dans les sols où se développe une semblable

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