‹ La végétation de la Bretagne: Étudiée dans ses rapports avec l'atmosphère et avec le solChapitre 20 sur 28 · TAC VERS · texte numérisé non relu

TAC VERS

végétation. Qu'il me suffise de rappeler qu'il ne s’agit pas seulement pour les eaux d’une question de couleur, de goût et d’odeur ; il y a plus que cela et pis que cela : ces eaux des nappes superficielles sont contaminées par une série de micro-organismes pathogènes, plus ou moins virulents. Combien de fois, par exemple, n’a-t-on pas eu à déplorer des épidémies de diarrhée ou de fièvre typhoïde qui n'étaient dues qu’à l’eau d'un puits foré au milieu d’une cour où coulaient, où stagnaient des liquides à odeur ammoniacale, où le sol était jonché de débris organiques, fumiers et autres, qui se corrompaient à l'air libre : admirable réceptacle pour le Bacterium coli commune, pour le Bacillus typhosus. Malheureusement, dans presque toute l’ancienne Bretagne, on s’alimente de l’eau de puits placés dans ces conditions déplorables; c’est là une routine contre laquelle on ne saurait trop lutter, mais le pli en est pris depuis longtemps et l’on en est réduit à se demander, tout en souhaitant un meilleur état de choses, s’il n’y a pas chez le paysan, chez le pauvre, une sorte d’accoutumance, s'ils n'arrivent pas, tant qu'ils ne sont pas surmenés, à faire bon ménage avec la flore microbienne variée qui élit domicile dans les eaux servant à leur consommation.

B. Sos sALÉs, — Il est intéressant, au point de vue de l’hygiène de l'habitation, de reconnaitre si un sol est imprégné de chlorure de sodium. Que ce sol serve à établir l’habitation, qu’il soit utilisé dans la confection des mortiers, nous trouvons dans l'examen de la flore qui le recouvre des éléments qui nous permettront

d'affirmer qu’il contient du sel marin.

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