CONCLUSIONS
Dans ce mémoïre nous avons d’abord étudié l’action de l'atmosphère sur la végétation de la Bretagne. Nous avons reconnu : |
1° Qu'il existe au sein de la flore bretonne un noyau d'espèces appartenant à la région occidentale de l'Europe, région qui s'étend du Portugal jusqu'à l'Angleterre. Les observations météorologiques ont appris (ce que l’examen de la végétation nous faisait déjà prévoir) qu'il règne dans toute cette région une température assez uniforme pour permettre le développement d'une flore spéciale, Ja flore occidentale ou lusitanienne.
2° Que l’on rencontre dans la péninsule armoricaine une série ‘assez importante d'espèces méridionales. L'étude de cette série de plantes nous faisait pressentir une influence climatérique et, en effet, nous avons trouvé dans la caléfaction de Pair par le courant marin du Gulfstream l'explication de la présence de ces plantes.
3° Que l’on n’observe en Bretagne qu’un petit nombre d'espèces septentrionales. Cette pénurie nous a permis d'affirmer qu'elles n’y sont qu'égarées et de conclure
encore une fois à la douceur générale du climat.