‹ La Vendée en 1793 (volume 2)Chapitre 13 sur 57 · ME · texte numérisé non relu

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prenant et ne Gusant que des marches et contre-marches ou des parades.

Ghalbos S envoyé de Paris, général par hasard, plein de cœur, sans expérience» commande l'armée de Niort. Il s^est avancé de sa personne jusqu'à Foutenay, Vouvant, La Chàtaigneraye» ayant sous ses ordres, k sa droite, Quétineau, qui, des Aubiers et de Bressuire, s'est replié sur Thouars et est chargé d' Airvault; à sadroite encore, mais plus rapproché de lui, pour le soutenir, Sandos, Gascon, qui occupe Saint- Maixent et Parthenay ; à sa gauche, Beaufranchel- Dayat qui est à Luçon, et Boulard aux Sables.

Ce dernier lui-même a sous sa direction Esprit- Baudry, qui, à l'extrémité du rayon, garde Olonne et manœuvre sans cesse autour de Challans, Bouin. Saint-Giles.

C'est là tout le cercle dont le cœur est aux Brigands : six à huit cents paroisses^ et ce qui touche et

ce qui accourt, un milliun d'âmes!

Goupilleau défendit Berruyer ; Choudieu l'aimait aussi : et pourtant ce général était usé dans l'Ouest ; il n*y pouvait rester. Je dirai pourquoi, après avoir transcrit ses deux dernières lettres qui sont le résumé de sa vie, de ses opinions, de sa manière de considé* rer les événements et les hommes.

Lëttrë de BKKRUyËH au miiiislre de la guerre.

« Citoyen ministre, « J'ai fait humainement tout ce que j'ai pu cuulre

* Blordier dit Chaidas, par erreur.

« les rebelles. Je n'ai rien k nie reprocher et rien h « reprendre non plus dans la conduite des officiers <« générauxqui servent avec mou Leygennier etGau- « villiers ont de l'expérience et du mérite. Quélineau « a comme eux du zèle et du talent, mais nos trou* « pes à tous ne sont pas de celles qui peuvent vain- « cre ici. Nous avons trop de bataillons de formation « nouvelle et trop peu de troupes aguerries. L'orga- « nisalion est déplorable, la discipline nulle. Il fau- « drait des camps pour tenir le soldat, et non des « logements dans les villes, qui empêchent toute « surveillance et facilitent l'insubordination et le «c pillage.

« Nos efforts ont amené quelques suecèSi mais

« avec des pertes à jamais regrettables. Les deux « compagnies de grenadiers, Y une de Saumur, Tautre « de Montreuil, qui ont été en partie détruites, en « partie faites prisonnières à Boisgrolleau, ont jeté le « deuil dans les familles. Angers et toutes les villes M en général ont vu périr un grand nombre de leurs

« plus braves citoyens, et il ne faut pas oublier qu4> « nous avons à combattre le plus grand ennemi <• de la Uëpublique : le fanatisme.

41 J'avais pris des positions avancées dans la Plaine € et les Manges. Mais les défaites de mes lieutenants, « dues à la supériorité du nombre des ennemis et à « leur exaltation que rien n*arréte, m'ont fait pren* « drc le parti, afin de n'être pas coupé sur tous les <i points, de me replier sur Doué pour couvrir Sau- «i mur> sur les Ponts^e-Cé pour couvrir Angers, et

« de faire repasser de la rive gauche sur la droite de

<c laLoire les Iroupes qui étaient a Chaluuues, Mon t- «t jeaD» Saiot-Floreui, et qui à présent occupent « Saint-Georges, Ingrande, Varades.

«i C'est dans ces postes bien retranchés que j*al- « tends des renforts. »

Lkttrb de BBRaUYER au ministre des aff:iires étMn,ières ( ayant par iotéflm le portefenitte de la guerre).

« Citoyen ministre,

fi Ne vous fiitiguez pas de mes lettres. Je vous écris (« toujours dans le même mouvement, dans le même c< espoir, dans les mêmes termes. Que puis-je de « mieux pour vous convaincre de Turgence des « moyens que je vous fais connaître? Que vos em- « barras de Paris et du Rbm ne vous détournent pas « de ceux de l'Ouest, car en vérité la République (( court au moins autant de risijurs de notre côté « que du vôtre, elle y est attaquée aussi vivement.

« Plus j'insiste sur ces considérations, plus je me « montre fidèle. La guerre est ici dévorante, et ce « n*est pas un petit métier que de lutter avec si peu, « et le genre de troupes que nous avons contre les « ressources extraordinaires de rmsurrecliongéné- « raie et profonde que nous avons à combattre. Hou • « rir, pour les rebelles, n'est pas une peine, mais « un bonheur. Ils vont au ciel ou ressuscitent ; et que «* faire contre de telles gens ? Vous savez, citoyen « ministre, jusqu'à quel point des tètes exaltées par « l'esprit religieux ont pu de tout temps se porter,

«I rhisloire en offre assez d'exemples. Eh bien I ce « n'est rico, coiiiparativemenl à ce que nous avons « devant les yeux. Les Vendéens dépassent tout ce « qu'on peut imaginer. Ces misérables abandonnent « femmes, enfants, propriétés, tout ce qu'ils ont de « plus cher au moude, pour suivre quelques prêtres « scélérats qui, le crucifix à la main, leur donnent « la bénédiction et leur promettent les jours d'une « éternelle béatitude.

<« Je suis forcé d'avouer que mes soldais ont bien 0 moins d'énergie et de fougue. Que m'envoi^t-ou7 € Des hommes qui savent souvent à peine faire Texera cice etqui ne sont engagés que pour quinze jours « et un mois. Les administrations de département « ne peuvent faire plus, et ce qu'elles ne donnent <i pas, c'est la fermeté dans le combat et cette po^ca tuatité sous les armes qui est la première vqrtu « militaire.

« Quand le temps porté par les arrêtés est expiré» c mes hommes s'en vont sans congé, et toutes mes

€ prières, tous mes ordres ne retiennent que le « quart des bataillons. Faites donc une. guerre

< pareille avec de telles troupes I

u Je vous prédisqu'oû ne parviendra pas àéteindre

< la rébellion de ces contrées de TOuesty si Ton n'y « fait passer des soldats de ligne ou des volontaires

« qui aient vu le feu.

a Pour agir avecquelquesohancesde succèssolides»

< il me faudrait vingt mille hommes de bonnes Irou- « pes. Je vous récris comme je l'ai écrit à votre pré-

« décesseur. Qu'où se défasse à Paris de l'idée fatale « que les troubles de ce pays sont de peu d'impor- « tance. Ils sont terribles, c'est moi qui vous l afiirme. « Les rebelles sont plus de viogi-cinq mille sous les « armes ; ils croissent tous les jours. Ils ont des « chefs expérimentés et intrépides. Je vous prie a d'être bien persuadé de ces vérités* Qui dira le « contraire desservira la Fiépublique. J'ai vu de

prés les choses. J'ai vu se battre i'ennem^ j'ai vu « se battre -nos troupes, et je déclare que si mes « conseils ne sont pas écoutés, si l'on continue à ne a pasme répondre, ànepasm'envoyerlesforcesque a je demande, il arrivera des maux incalculables. »

Ces lettres, fort bien faites, sont le testament et le codicilledeBerruyer. C'est un homme sage, qui n'est ni lent ni mou, comme on a prétendu. 11 a plus de nerf que son âge ne le comporte, et partout^ je le reconnais, il fit preuve de résolutionetde cœur; maïs rigide et austère comme un vieux tacticien , il n'est pas propre à commander des gardes nationales : il n'en tirerait rien. 11 les chicane sur des détails et ne sait pas manier leur enthousiasme.

I^a garde nationale d'Angers s est fait, dans toute cette guerre, une renommée de valeur inattaquable. Elle fut prête à marcher au premier coup de ba- . guette, et ne cessa de combattre qu'à la pleine et entière pacification.

Sa constance fut inébranlable.

Ce qui la mit en butte aux accusations des roya* listes doit la iaiie à jamais honorer des patriotes.

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Elle détestait les abus, le fanatisme, les prêtres, les ônnemis de FËtat. Elle arrêtait les réfractaires et les mettait i^n prison. Elle ne taisait pas de grâce aux comploteurs et aux traîtres. Elle courut à Bressuire, à Saint-Laurent, à tous les cris d'insurrection, aux processions noclunics pour en rompre le cours, extirper le mal s'il se pouvait, à sa racine, et déjouer les plans des contre-révolutionnaires.

Elle marchait avec intrépidité contre les Brigands et ne cédait qu'au nombre, à l'extrémité, à la fatalité. Si elle eût toujours eu des généraux animés de son esprit vraiment républicain et de sa haïue implacable des préjugés, des rois, des privilèges, elle eût été invincible, et la guerre de la Vendée eût peu duré.

Et ce que je dis des gardes angevines, vous pouvez rappliquer à celles de Nantes, deChollel, de Saumur, de Bordeaux, et de toutes nos villes. L'amour de la patrie enflammaitces bataillonset les poussait comme l'amour de la Vierge et du Christ enflammait et pous» sait les Vendéens. L'ardeur était la même; mais les chefs Yeodéens étaient mieux connus, mieux vus de leurs troupes que nos généraux ne Tétaient des leurs. Les rebelles suivaient les chefs qu'ils voulaient; nous devions suivre ceux qu'on nous envoyait de Paris, souvent fort mal choisis. De là des différences de succès, uniquement de là.

Toutes les fois que nos soldats furent bien conduits, ils furent victorieux.

Quand ils battirent en retraite et qu'ils déroutèrent, ce fut qu'il manqua à leur tète , non pas toujours

d'hommes de courage^ mais d'hoDimes de Toi, de foi doDs la République, d'hommes auiiués du souffle inspirateur et révointionnaire.

Je donne une lettre de Ghoudieu, datée du t*' mai.

Choudieu est d'Angers, il est en opposition directe avec radmiaistratioQ départementale que préside Dieuzie, avec le district où dominent Brevet de Beaujour et Couraudin.

Le département a bit une adresse à la Convention contre les généraux. Il a envoyé cette pièce à Paris par un de ses membres, et ce sont les députés de l'opinion mixte qui l'ont appuyée.

Choudieu s'élève contre cette dénonciation, et il prend d'autant plus vivement le parti de Berruyer, qu'il est plus irrité contre ceux qui Tattaquent.

LinnB dn ciiojeii CHOUDIEU, commissaire de la Convention nationale, en réponse è TAdresse présentée k la Convention par nn député extraordinaire da département de Maîne-et-Loire.

<f Citoyens représentants*.

« Lorsque la calomnie poursuit, jusque dans le « sanctuaire des lois, les amis les plus ardeuts de la

« Liberté, c'esl à ceux qui ont partagé leurs fatigues « et leurs dangers à les venger de Tinjustice; c'est « à ceux qui ont été témoins de ce qu'ils ont fait pour « la patrie k faire connaîtie la vérité aux représen- « tauts du peuple qu'on abuse, au peuple lui-môme « qu'on égare sur l'opinion qu'il doit avoir de ses t défenseurs.

« Citoyeus, nous sommes sur les lieux ; vous nous c avez honorés de votre confiance^ vous nous avez

a ÎDveslis de grands pouvoirs : si, jusqu'à ce jour, € nous n'eu avons pas usé, croyez que nous u'avous € pas trouvé de coupables ; nous avons tout jugé avec « sévérité, et nous vous eu avons rendu un compte c fidèle. Cependant vous accueillez des dénonciations «c vagues, et qui n'ont d'autres motifs que des pas- « sions particulières, que les hommes sont toujours c prêts à mettre à la place de Tintérét public.

« Un commissaire du dé[jartciiieiit de Maine-et- « Loire vous a dit que les principalei causes des revers « que nous amous éprouvés étaient dans le peu (tordre « que le général Berruyei mettait dans ses dispositio?is « militaires y dans le mystère dont il s'enveloppait, et « dans le refus (fu'il a toujours fait de communiquer t avic les commissaires des corps administratifs.

« Si ces faits sont vrais, vos commissaires sont bien « coupables, car ils ont dû en avoir connaissance; « mais aussi, s'ils sont &ux, ceux qui vous les ont « présentés sont bien perfides I

te Quant à moi qui ai suivi tuuics les opciaiions, « qui ai pris communication de tous les plans de <t campagne, qui ai vu de près les généraux et les « armées, je dois démentir des assertions aussi dé- « nuées de fondement. Je déclare à la nation entière < que le commissaire du département de Maine-et- « Loire eu a imposé, et qu'il n'est pas un seul de ces « faits qui soit conforme à la vérité. J'atteste, et mon « collAgue Goupillean, qui vient de partir pour faire

ff connaître aux représcntans du peuple coDibien ils « ont été abusés^ attestera comme moi que ce même « commissaire du département de Maine-et-Loire, (• qui accuse Berruyer de s'être constamment refusé

< à communiquer avec les corps admioistratifs, a eu « avec lui, en notre présence, des conférences qui € oDt duré plusieurs heures; qu'il lui a proposé les f mesuresqo'il a cru utiles; qu'ellesont été arrêtées^ « et que lui-même a été le rédacteur d'une foule (« d'articlesqu'il a jugés uécessairesi son administra- € tion. J'îitteste que ce commissaire et un auh e de « ses collègues sont venus voir le général toutes les

< fois qu'ils Tont voulu , et qu'à chaque fois qu'ils « se sont présentés, ils ont été accueillis avec liac ternité.

c Si chaque administrateur, si chaque citoyen veut

« devenir général d'armée, si les plans d'attaque et c de défense doivent être communiqués à chaque M soldat, alors tout le monde commandera, et per- « sonne ne voudra obéir. Chacun calcule les opéra- « lions des généraux d'après ses connaissances par- <i Liculiéres, ou d*aprés des intéiôls personnels ou 0 de localité, et, n'envisageant que le point qu'il c occupe, il ne veut pas voir que le général d'armée « doit embrasser tous les points.

« 11 est absurde de dire que le général a dû oon-

< certer ses opérations avec les administrateurs du (( département de Mai ne et-Loire, puisque ludépeu-

< damment d'une foule d'autres motifs, ces opéra* « lions s'étendaient au-delk du territoire de ce

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€ déparlement. Il est tmx aussi de dire qu'il s'est

« enveloppé du mystère , car vos commissaires ont « tout vu par eux-mêmes, et le général n'a pas fait « une démarche dont il ne les ait instruits.

€ A notre arrivée dans ce pays, nous avons trouvé « dans plusieurs endroits des comités civils qui diri- € geaient les opérations de la guerre. Le départe- « ment d'un côté, le district de Saumur de Tautre» « donnaient également des ordres aux commandants n militaires; toutes les dispositions de ces comités c n'avaient pour objet que le pays qu'ils habitaient, c 11 en est résulté des opérations contradictoires ou « dangereuses.

€ On a voulu détruire cet ordre de choses ; les « généraux ont pensé qu*à eux seuls appartenait le « droit de diriger la force armée, puisque eux seuls € étaient responsables; Tamonr-propredes individus « s est trouvé blessé: de là sont venus les reproches « et les dénonciations.

c Nous n'accusons encore personne en particulier, « parce que ouus n'accuserons jamais qu'avec des « preuves; mais il est évident pour nous que les « contre- révolutionnaires ont ici des agents qui < cherchent à semer le découragement et le désordre, c en répandant les bruits les plus absurdes, et en « inspirant des défiances contre tous ceux qui peuvent <i servir utilement la chose publique.

€ Les choses sont, à cet égard, portées à un tel « point, qu'il est inipobsiblc qu'un général, quel <t qu'il soit, puisse commander ici quelques semaines

« sans èire luculpé : il existe autour de nous des « Iftches et des traîtres qui ont besoin d'accuser pour

« cacher leurs peiiidies.

c Voilà^ citoyens y les véritables causes de nos <c malheurs, et ceux qui vous les déguisent sont seuls « coupables. Rappelez-vous que sur le premier « compte que nous avons rendu de la conduite des « généraux, nous avons clé chargés par vous de leur « traosoietlre l'expression de votre satisfaction: <f comment se fait-il qu*ils aient démérité en si peu « de temps, sans avoir changé de conduite? Nous « vous avons mis sous les jeux un second compte (f de leurs opérations; nous vous avons Tait connatlre « tous les désordres qui out eu lieu daus nos années, <i et les efforts que nous avons faits pour les arrêter. « Vous avez dû juger par vous-mêmesque les choses <( étaient portées à uu tel excès, que les généraux «' étaient dans Timpossibilité d'y apporter remède.

« Les administrateurs du département de Maine- <f et-Loire vous ont écrit eux-mêmes que quelques « gardes nationales s'étaient portées à tous les excès; f( que l'indiscipline, le brigandage et la désertion n étaient à leur comble ; qu'on ne trouvait dans un « grand nombre ni énergie ni courage; et que n beaucoup de braves gens qui se trouvaient parmi « eux , et auxquels nous avons toujours su rendre « justice, étaient exposés à devenir victimes de leur « lâcheté,

« Et ces mêmes administrateurs qui sont bien con*>

« vaincus qu'avec de pareilles troupes il est impos-

« sîble de rien tenter viennent aujourd'hui accuser « de tous ces malheurs des généraux qui ont tout « fait pour ranimer i'eq^rit public qu'on avait anéanti «I dans ces malheureuses contrées I

« Citoyens . voulez-vous connaître la vérKé tout « entière ? Berruyer a des formes trop républicaines

« pour des hommes qui ne sont pas encore nés à la € liberté ; il professe des principes trop austères « pourdes hommes qui ne se doutent pasqu'on puisse *i aimer et servir la patrie pour elle-même.

«( Celui qui a conduit à Téchafaud le tyran des c Français doit avoir pour ennemis tous ceux qui € soupirent en secret pour un roi ; celui qui s est «c élevé constamment contre les désorganisateurs; « celui qui poui^uit avec sévérité toutes les espèces « de brigandages 5 celui qui veut que le soldat obéisse il et se batte, doit compter autant d'ennemis qu'il y H y a de traîtres ou de lâches.

« Voilà les crimes de Berruyer et des généraux qui c commandent sous ses ordres; nous en avons été les c témoins : s ils soni coupables^ nous sommes leurs c complices*

« ÀngfTSt lê^^ mat 4793, Van deuxième delà BépubUque.

« L'un des représenlanls du peuple, coinniissaire de la « Convention natioiiale près rarmée de la réserve ,

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