XI
Les généraux Berruyer et La Bourdonnaye, qui, dans le principe, eurent le commandement des troupes et continrent la rébellion entre la Loire, le Layon, le Thouet, forcés de se replier, n'inspirent plus de confiance et sont rappelés.
Canclaux remplace à Rennes, à Vannes, à Nantes, La Bourdonnaye ; il a sous ses ordres Petit-Bois et Beysser ; il tientle pays d'Oudon etd'Àncenis jusqu'à la mer, faisant des excursions sur la Sèvre et le lac de Grand' Lieu, dans le Marais et le Bocage.
Berriiy(»r avait soîi (jiiai'tier géiiùî iil .1 Angers.
Châles, aucieii prêtre^ ie dénonce à la Convention comme vieux , noble , suspect , comme incapable. Goupiiieau se fâche et dit : « Berruyer est plein de < civisme, il n'a point de luxe, il vit de pain et d'eau, « couche sur la paille. Si Ton déteste les nobles, on « n'aime pas les prêtres. » Châles se mord les lèvres ; mais réduit à quitter la tribune, il agit dans les comité et fait retirer le commandement à Berruyer.
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Qui est nommé à la place de Berruyer?
Biron, le duc de LauzuD, l'honinie à aventures, l'homme à femmes; si bien et si mal avec la reine, si bien et si mal avec la République, qui paiera cher sou élévation et ses tolies.
C'est lui qui est appelé au commandement en chef
d une armée donl les bataillons, trop clairsemés, s'échelonnent de la Gironde à la Loire.
Quand il a reçu l'avis de sa noniinatjou, il était ii l'armée d'Italie} ou réioigneduMidi où lesd'Orléans, ses amis, sont incarcérés ; il ne sera à Angers qu'à la fin de mai; en l'attendant, c'est le chef d'état-major, le général Meuou, qui mène les troupes.
Mais c'est encore un noble t
Oui, Menou est noble. Il n'y avait dans la ligne que des épaulettes nobles* Les vohfUaireB oninommé leurs officiers ; mais dans les généraux il n'y a que peu de roturiers. Ou changera tout cela. Le moment
n'est pas venu. Il approche. Tout va par tlcgrés. On épure, on tue. Menou fait exception. Il platt à la Gironde, qui a le dé ce jonr-là. Il est plus jeune que Berruyer, plus frais, plus adroit, il saura se démêler de son nUérim. C'est un des hommes les plus gais, les plus braves, les plus aimés de Tarmée.
Sous ses ordres, Gauvilliers, qui de colonel de la garde nationale d'Angers est devenu adjudant-général, commande les troupes qui défendent la Loire de Sainte-Gemme à Chantocé.
Tabary est k Ingrande, Tuncq k Varades.
Tuncq , Tabary, Gauvilliers, passent le tleuvc chaque jour, et par Denée , Rochefort, Ghalonnes, Hontjean, MontgMne, font des battues jusqu'à la Xumelliére, Jallais, Beaupréau.
Talot est aux Ponts-de^lé, et fait des patrouilles k cinq et six lieues en avant de ses redoutes.
Leygonnier est h Doué, poussant des reconnaissances à Martigné-Briant et à Gonnord. Sa commission dégénérai était pour les Pyrénées. Ce sont les représentants qui l'ont retenu dans l'Ouest. Mal vu des soldats, peu redouté des Brigands, mécontent de sa position, il sollicitait son changement ou sa retraite.
Sur sa gauche, à Passavant, aux Verchés, à Nueil, est le chef de brigade Beffroy, l'un des frères du Cousin Jacques ami de Caraot.
Salomon est à Saumur, gardant le Tfaouet et la
Dive^ veillant sur Montrcuil-Bellay, mais peu entre-
' BelTroy de iio^Miy, auteur des Lunes oi d» pu re < do Uiéàlrc en graud noiubte et à grand «uccès» dans le genre boulluu.