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Le paysan» qui brûle tout, s'étonne qu'on brûle.
Le paysan, qui tue tout, s'étonne qu'on tue.
Partout les archives sont livrées aux tlammes. Ces brûlis sont des fêtes. Des gens qui ne savent ni lire ni écrire ont en haine le papier; ils en ont peur.
Les nègres ont peur de récriture.
L'homme tient du bœuf. Ses yeux grossissent tout.
Il redoute les scribes, les sorciers, tabellions, faiseurs de parchemins et de grimoires, de talismans, de cabales, qui lui portent malheur, lui nouent Taiguillette, remprisouueul pour fermages arriérés, pour dettes.
Brûler le district, c'est brûler le fisc et la milice, la révolution, l'intrus; c'est se défaire d'uu coup de toutes les inventions de Satan.
Tenez compte avec moi de ces éléments pour vous faire une idée de la facilité avec laquelle se propage la révolte.
Une pièce de canon braquée, tirée et qui ne blesse personne, qui ne fait pas de mal, est abandonnéeaux insurgés, c'est leur denier^à-Dieu.
Les voilà engagés et de toutes parts ils crient : Â nous, à nous I
Ils passent iriiu bourg k l'autre, et attirent leurs parents, entourent les prêtres ; ils se jettentàgenoux, font le signe de la croix, reçoivent la bénédiction et sont invincibles.
Des milliers de fous jurent de ne jamais céder.
0 Jésus*Ghrist, sauve-nous !
<► S iitite-Vier^e, aide-iiows !
Qotez que nous sommes eu pleiu siècle des lumières!
Les premiers pas de ces dévols sont des atrocités.
Le nom de Brigandê que dans les villes on leur donne n'est que trop justifié.
Il y aura des représailles, d'horribles; mais le crime suède la Vendée, il sort du sein de ces bandes fanatisées, enivrées, hors frellos-mêmcs qui refusent d* obéir aux lois de la France, qui reiusent d'aller au Rhin défendre la patrie.