‹ La vénérable Marie RivierChapitre 169 sur 279 · L'ŒUVRE DES ORPHELINES · texte numérisé non relu

L'ŒUVRE DES ORPHELINES

La cérémonie du 21 novembre 1814. — Anciens attraits de la Vénérable Mère à l'égard de l'œuvre des orphelines. — Prières qu'elle adresse, à ce sujet, à la Sainte-Vierge et à saint François Xavier. — La bonté de son cœur se révèle dans cette œuvre plus que dans toutes les autres. — Sa promptitude à accueillir les enfants abandonnées ; sa sollicitude envers elles. — Traits divers. — Conversion de huit orphelines. — La fête de Noël à l'orphelinat. — La première communion des orphelines. — Mort édifiante de la petite Marie Christol. — Les petits souliers rouges. — Les deux hirondelles. — La multiplication du blé.

AU milieu des troubles et des agitations qui avaient rempli ces deux dernières années 1814 et 1815, la divine Providence avait ménagé à sa fidèle Servante une des plus douces joies de sa vie. Le 21 novembre 18 14, fête de la Présentation de Marie, avait eu lieu, dans la chapelle du Couvent, une touchante cérémonie, dont un témoin oculaire, Mlle Rosalie Rochette, de Thueyts, rend compte en ces termes :

4 Je ne pourrai pas rendre les choses comme je les ai senties lorsque je les ai vues. C'était, je m'en souviens, le jour de la fête de la Présentation. J'étais une des plus grande.-* élèves du couvent de Thueyts ; j'avais vingt ans. Nous étions toutes réunies, religieuses et lonnaires, dans la chapelle, lorsque la Mère Rivier fit avancer et placer aux pieds de la statue de la Sainte-Vierge sept pauvres enfants, vêtues d'un costume uniforme et très modeste. C'étaient sept orphelines qu'elle avait recueillies. La joie rayonnait sur leurs fronts. Elles étaient les prémices de tant d'autres que j'ai vues

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