FILLES ET DES MÈRES DE FAMILLE
Henriette Chambon. — Essai de communauté pour les jeunes filles; le petit couvent. Règlement de la pieuse association. — Divertissements. — Caractère enjoué de Marie Rivier. — Sa vigilance et sa fermeté : le soufflet, les danseurs dispersés. — Sa douceur et sa bonté. — Son ascendant sur la jeunesse de Montpezat. — Son influence sur les mères de famille. — Réunions de mères chrétiennes. — Le Tiers-Ordre de Saint-François.
PARMI les personnes de Montpezat que des relations de voisinage ou une communauté de sentiments pieux unissaient depuis longtemps à la zélée institutrice, nous avons déjà nommé Chambon. C'est cette charitable voisine, on s'en souvient, qui, le jour de la première guérison de Marie Rivier, lui avait remis ses béquilles ; c'est elle qui, plus tard, d'un mot, avait mis fin à ses petits i libertinages » en lui disant d'un ton de familier reproche : « Marie, tu t'es relâchée ! » De ces deux services, du second surtout, MUe Rivier lui avait gardé une vive reconnaissance, En 1788, Henriette Chambon avait trente-deux ans. i C'était, dit sœur Marie, qui l'avait beaucoup connue, une personne fort aimable, très gaie, pleine d'esprit Fervente chrétienne, son bonheur était de s'entretenir souvent, avec la pieuse institutrice, de la vie de couvent, pour laquelle elle se sentait un attrait particulier. » Marie Rivier, qui brûlait toujours du ir de mettre à exécution ses rêves d'apostolat et de vie commune, fit appel à Henriette Chambcyrtpïrr-réaliscr son projet. Frappée des