‹ La vénérable Marie RivierChapitre 4 sur 279 · LETTRE D'APPROBATION. XI · texte numérisé non relu

LETTRE D'APPROBATION. XI

tère ferme et qrion croirait inflexible, clic tourne avec nue merveilleuse souplesse les obstacles que ri eût point fait reculer un effort trop direct. Sous une apparence rigide, presque re, elle cache un cœur d'or et on en voit jaillir des tendresses qui étonnent et des élans qui entraînent. De tous ces contrastes, que fait admirablement ressortir, dans votre récit, le simple et loyal exposé des faits, de tous ces contrastes, qui se fondent dans une ravissante harmonie, se dégage la plus sereine et la plus rayonnante figure , ceux qui chercheront dans vos lignes l'édificatiofi d'une sainte vie y trouveront, par surcroît, les meilleures satisfactions de V esprit et du cœur.

Il y a, dans toute physionomie, une sorte de résultante, un trait synthétique qui lui donne son caractère particulier et la distingue de toute autre. Ce trait dominant, vous l'avez saisi et il vous a séduit. Il avait séduit avant vous deux grands Pontifes : Pie IX qui a fait de la vie et des œuvres de la Mère Rivier une admirable synthèse en la qualifiant de Femme- Apôtre ; Léon XIII qui, dans un magnifique Bref vraie charte d'honneur pour la Présentation, confirmait, sur le caractère apostolique de sa Vé7iérable Fondatrice, l'opinion de son prédécesseur et la justifiait par l 'énumération des vertus qui donnent au zèle son ardeur et sa fécondité :

Cette claire vue des intérêts de Dieu et des âmes, ce sens 'surnaturel qui ne l'abandoîinait jamais et semblait être son âme elle-même. Cette passion de la gloire divine, la grande, l'unique passion de sa vie, dont la flamme, perpétuellement allumée dans son cœur, l' exaltait parfois jusqu à I héroïsme. Cette énergie naturelle, accrue et comme transformée par la grâce, qui lui a fait poursuivre à travers tant d'obstacles humains et conduire au succès final de si grandes œuvres. Cette humilité,— la vertu essentielle de l'Apôtre, — qui arrache au Ciel sa puissance pour la mettre sur les lèvres et dans les mains de ceux qui, s oubliant eux-mêmes, ne parlent et n'agissent que pour Dieu. Cette douceur qui tempérait, dans son gouvernement, l'austère fermeté du pouvoir, lui rendait si facile l'accès des âmes et lui donnait sur tout ce qui l'entourait un si prodigieux ascendant.

XII LETTRE D'APPRO*

is en si belle lumière, ressort, avec une

distinct if la physionomie . mme admirable qui a reçu, d'une bouche

ri eux de Femme- Apôtre.

Toutefois, si attrayants que soient les dons qui forment ~i rituel de la Vénérable Mire Rivier, quelque ■ sent exercer sur une à nie de prêtre, ils ne vous ont point ébloui. Je dois vous rendre le témoignage que jamais départi de la rigoureuse exactitude est la loi première de l'histoire. Votre récit est vrai, et dans ses moindres détails : — vrai dans les relations de cette première enfance que vous avez eu le bon goût de laisser dans son cadre pittoresque et charmant ; — vrai, dans les naïfs et timides essais de iéducatrice-enfant ; — vrai, dans r intrépide apostolat de la jeune fille, aux heures les plus sombres de la tourmente révolutionnaire ; — vrai, plus tard, dans la fondation de sou œuvre avec les diff cultes quelle soulève, les ances et les oppositions qui r accueillent, les secours que lui ménage la Providence ; et l Institut péniblement fondé, le bien qu il opère, F extension qu'il prend, l'esprit religieux dont il se pénètre et dont il garde F indélébile empreinte, les i ices qu'il rend à l'œuvre de l'éducation de l'enfance, qui a été l'œuvre privilégiée de l'Église longtemps avant que les héritiers de la Révolution se soient avisés d'en revendiquer si bruyamment et si mensongèrement l'honneur.

lit vous avez raconté ces faits dans une langue claire, facile, d'une telle souplesse qitelle s adapte à toutes les formes du sujet et en fait ressortir toutes les nuances. Au surplus, vous avez su mettre dans votre récit une telle abonda?icc de vie, une telle vivacité de couleurs et d'allure, que sa lecture .eut une jouissance littéraire en même temps qu un bienfait religieux et U7ie ressource de gra?id prix pour la piété.

En somme, votre œuvre sera accueillie avec la plus religieuse reconnaissance far les Filles spirituelles de la Vénérable Mèrt Rivier, Elle sera pour elles un de ces monuments dont une famille a le droit d'être fière et quelle garde avec amour ; un mémorial sacré oh elles retrouveront la vivante image de

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