‹ La vénérable Marie RivierChapitre 43 sur 279 · SAINT-MARTIN-DE-VALAMAS · texte numérisé non relu

SAINT-MARTIN-DE-VALAMAS

M. Agreil, curé de Saint-Martin-de-Valamas. — Il appelle Marie Rivier dans sa paroisse. — La population de Montpezat s'oppose, une première fois, à son départ. — Œuvres de Marie Rivier à Saint-Martin. — Ses prédications populaires ; le bien qu'elles opèrent. — Sa modestie angélique. — Son extrême réserve à cet égard. Deux incidents: le jeune audacieux souffleté, la demande en mariage. — A la simplicité de la colombe, elle joint la prudence du serpent. — Maladie de Marie Rivier ; témoignages éclatants de sympathie qu'elle reçoit de la population tout entière. — Sa mère la ramène à Montpezat.

E zèle des enfants de Dieu, disait un jour à ses filles la J — > Vénérable Supérieure de la Présentation, doit être comme l'avarice des gens du monde, dévorant et insatiable! Tant que nous saurons qu'il y a un coin de terre où Notre-Seigneur Jésus-Christ n'est pas connu et aimé comme il doit l'être, nous n'aurons pas le droit de rester en repos ! » Tels étaient les sentiments qui animaient déjà l'humble institutrice de Montpezat. « Au milieu des succès dont Dieu bénissait ses travaux, raconte M. Hamon, Rivier souffrait de n'en pas faire encore assez pour répandre partout la connaissance et l'amour de Jésus-Christ, et son zèle croissait avec ses fatigues. Or, il y avait, à quelque distance de Montpezat, une grande paroisse nommée Saint-Martin-de-Valamas où la jeunesse, délaissée sans instruction, allait se perdant tous les jours davantage, et la religion disparaissait d'une manière effrayante (i). »

I. Vie de Madame A'ivier, par M. Ilamon, curé de Saint-Sulpice, p. 29.

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