MARIE RIYIER QUITTE SON PAYS NATAL
Piété filiale de Marie Rivier envers sa mère. — Maladie de Madame Rivier. — Remarquables témoignages de sympathie de la population tout entière. — Marie soigne et console sa mère. — Elle lui amène un prêtre fidèle. — Mort de Madame Rivier. — Marie distribue en bonnes œuvres sa part d'héritage. — Le songe de la bourse et des fleurs. — La maison d'école de Marie Rivier est vendue comme bien national, malgré les réclamations de la municipalité de Montpezat. — Insuffisance du nouveau local. — Angoisses de la Servante de Dieu. — Ses prières ardentes.
— La Vierge qui sourit. — Le bourg de Thueyts. — Incidents qui portent les habitantsde Thueyts à appeler Marie Rivier.
— La famille Naud. — Louis Pontanier, prêtre de Saint- Sulpice. — Sa première entrevue avec Marie Rivier. — Elle est sollicitée par son oncle de fonder un pensionnat à La Bastide. — Ses anxiétés. — Combat intérieur qu'elle éprouve sur le plateau de la Gravenne. — Oppositions et difficultés à Thueyts. — Voyage à Largentière. — Notre- Dame-du-Pommier. — Les difficultés s'apaisent. — M. Pontanier lui ordonne de revenir à Thueyts. — La pépinière de croix.
AU milieu de toutes les contradictions que Marie Rivier avait eues déjà à supporter, un appui du moins ne lui avait jamais fait défaut, celui de sa mère. La Vénérable Servante de Dieu aimait à rappeler qu'aucune des œuvres de sa jeunesse ne fut faite qu'avec l'assentiment et les conseils de sa bonne mère. « Depuis mon enfance, dit-elle, je m'étais fait un devoir de ne rien entreprendre