‹ La vénérable Marie RivierChapitre 70 sur 279 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

nauté contrairement aux lois, versaient leur sang sur l'échafaud dans la ville de Privas i . Les huit prisonniers, jetés sur la même charrette, se rendirent au lieu de leur exécution eu chantant d'une voix

terme le Miserere, le Parce Domine etle Te Deum, Les chants sacrés, interrompus seulement par la récitation du Requiem œternam à l'exécution de chaque victime, ne cessèrent qu'avec leur vie. Ce fut le dernier sang verse par la Révolution dans le Vivarais. Aîais les églises demeuraient toujours fermées, l'exercice du culte était encore sévèrement interdit, et il restait sans doute [jeu de croix debout sur le sol de la France, à l'heure où des femmes et des enfants du bourg de Thueyts s'agenouillaient sur des cailloux au pied de la Croix de r Ormeau pour demander la guérison de leur humble maîtresse d'école.

i. Les cinq prêtres étaient le R. P. François de Rouville, jésuite, né à Aix-en- Provence, professeur au collège il'Aubenas ; Barthélémy Monlblanc, né à Cru^i, près de Narbonne ; Louis Gardés, curé de Cairac, au diocèse de Nîmes ; André Bac, curé de Mens, au diocèse de Grenoble, et François d'Allemand, d'une famille illustre, petit-neveu de Bayard, qui appartenait au même diocèse que le précédent. Les religieuses décapitées le même jour étaient sœur Sainte-Croix (Antoinette Vincent), des Sœurs de Saint-Joseph de Vernosc ; sœur Madeleine (Marie-Anne Senovert), et sœur Toussaint (Madeleine Dumoulin; ; ces deux dernières appartenaient à la Congrégation de Saint-Joseph de Monistrol. La date de l'exécution des Martyrs de Privas a été fixée d'une manière définitive par une étude de M. Nectoux, conseiller de Préfecture à Privas : L'ArJèche fendant la Révolution, Privas, 1S91. — Voir aussi Le P. Je Rouville, par le R. P. François Rousset, Privas, [890.

Mnrie Rivier.

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