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LES PREMIÈRES FONDATIONS DU VIVARAIS

Fondation de Coucouron. — Jeanne Delubac à Fons; Martine Teston à Saint-Martin-de-Valamas et à Ucel- — Sœur Rosalie Desroys. — L'Institut se répand dans les trois arrondissements de l'Ardèche. — Vie édifiante des Sœurs chargées de ces premières fondations. — La Vénérable Supérieure tente de se démettre de sa charge. — M : de Sénicroze et les Demoiselles de V Instruction. — La Mère Dubeix. — Maladie de la Vénérable Mère ; elle est guérie par 1 invocation de saint François Régis.

ALORS même que le malheur des temps et la pénurie des ressources permettaient à peine à la Vénérable Mère de faire vivre son pauvre couvent de Thueyts, l'ardeur de son zèle n'avait jamais cessé de se porter, au delà de son humble Communauté, vers un champ plus vaste : l'extension de toutes ses œuvres, non seulement dans son pays du Vivarais, mais encore, si Dieu le voulait, dans les autres contrées de la France et du monde, par l'établissement d'une Congrégation nouvelle de religieuses institutrices et missionnaires. Nous avons vu comment, dès le début, elle envoyait ses compagnes évangéliser les villages voisins. Au mois de mars 179-, l'une d'elles, Marie-Anne Combe, fut détachée au village de Coucouron, à trente kilomètres au nord-ouest de Thueyts, pour y ouvrir une école. Ce fut la première fondation. I.' hautes montagnes, au milieu desquelles se trouve ce bourg important de l'Ardèche, ne l'avaient point protégé co.itre l'invasion des idées révolutionnaires. Le digne pasteur de la paroisse et la grande majorité des habitants, restée fidèle, accueillirent avec

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