TRES
PVISSANT, TRES-EXCELLENT
ET TKES-MAftNAKIME, CHAULAS
tres-Chrestien Roy de France , neufiesme du nom.
l, est certain et notoire a chacun y Sire y que i</e tout temps les hommes se sont adonnez à fdusieurs hautes et occultes sciences y les vns à la fàhilosophie y pour contenter leurs es^ yprita^ les autres aux arts méchaniqueSy pour mequerir des richesses . Les inu^entions des* quels ont en tant de manières esté espar ses ^ que de les des^ d^ireet nombrerparlemenuyseroit quasi chose impossible. De façon qu* après auoir le tout bien examiné et considéré^ en fin ieme suis atresté^^a ce qu^a dit ce grand et sage Roy Salomon : que toutes choses qui sont souz le Soleil y ne sont que friuole vanité: d^ autant quHl n^y a science y ny art^ qui puisse allonger la vie y plus que ne le permet le cours de nature. Pour ce m^adl semblé y Sire y que la meilleure science que nous pouuons apprendre (après la crainte de Dieu) est de
nm€s tenir et entretenir iayeux^ en want li^fconiieftes^jrlsrètces : entre lesquels ie n^ay trauué auetm plus noble et pims reeommandable y que Vart de la Vénerie. Et d^mUmU qu^em ieeluy dés ma ieunesse ie me suis incessamment exercé ; en cela selon ma petite puissance stiy^iant le trac de mes prédécesseurs : ie n^ay voulu estre accuse à bon droit de négligence et paresse ^ a faute de rédiger par escrit ce qtie l^expèriêÊÊce a peu iusques h présent m^en atioir appris. Et combien Me ie n^ignore y que phisieurs bons et vertueux Gentils-homwÊttjmjf' tient vostre cotirt^qui mieux que moy s^enpourroienA àtK^/^Uer: toutes fois Vay eu tant de confiance en Vkumaniti elUteméikee de vostre souueraine Maiesté; que ie n^ay eu ne honte Me crainte de votis présenter ce mien tel quel labeur : èspe$wU que le verriez de bon œil y et receuriez de bon cœur eoÊÊlme partant de la main de
Celuy qui est vostre-tres humble esclaae, et tres-obeissant seroiteur et sabiect, Iacqyes dv fovilloyx.