Chapitre XXXV
EVANT U Roy viens pour mon rapport faire, Le taiàant , vn chacun m dot( taire .- Lors de ma trompe ie lire mes fumées, Sur vertes fueilles les luy ay présentées :
Sire y voila d'vn beau Cerf de dix cors,
Que ie mescroy destoumé en tels forts :
Quand Us aurez par tout bien regardées Les trouuerez longues, oinctes^ formées, Grosses , nouées^ n'ayans aucun piquon , Mais tien moluësy monstrani sa venaison.
Et s'il s'enquiert lors quelle teste il porte, Tout froidement respons luy en la sorte.
Sire , ainsi comme y allois faisant ma queste , Mon Chien au vent se rabat d'vne besle .- Vay tins de court , et de prés Vay suiuy :
Tay apperceu le Cerf au viandy Ayant la teste haute y ouuerte et paumée y Et en tous pairs me semble bien sommée.
H est Cerf brun ^ portant dix et huit cors, Fort haut sur iambe, et assez long de corps y Lemesrain gros , par bon ordre obseruee y Grand tour de meule , et prés du test perlée, D'vn beau teint noir me semble estre brunie , Et pour tout signe , elle est fort bien nourrie.
Apres Vauoir de mon œil bien choisy. Me retiray, attendant son ressuy, Puis quand Vay veu qu'il estoil prés de Vheure Qu'il fust au lieu où il fait sa demeure , Prens les deuants pour l'aller rembuschert Mon Chien au vent cuyde son traict casser.
Entrant au fort a ieltéses fumées :
Que ïay leué, y mettant mes brisées.
Par les chemins prens enceincte es deuants.
VENERIE PAR
Ok Vay tnmuéimainli amtrti Cerfi pa$tanl$, ieuniê et tiêux rtuoy de UmU $arU:
Maiê quant au mien , fi« îrouuepoini qu'U êort$. Puis êHl ê'enquiert , quHpitd di Cerf e'estoii: Cui Vf} pied long y si l'mil ne me deçoil , La pince grosse ^ et les os gros et courts^ La iambe large , ongle fermé lousiours.
Fort bas ioineté , et le pied gros et creux ^ Cerf bien courabls , et deuani tous Veneurs.