Chapitre XLVJII
Ohbibn qu'en la chasse du Cerf, au chapitre 57. ï'ay parlé quelque peu des mois et termes de Vene- ;^'^^rie, qu'on doit vser pour la chasse du Sanglier, i'ay '-^'j'bien voulu icy en donner aux Veneurs plus ample intelligence. Premièrement , si vn Veneiir se trouue ^ entre les bons maistres , et qu'on luy demande que c'^est qti'vn Sanglier venant à son tiers an , il peut respondre , que p'est vne ieune beste qui a laissé les compaignies ceste année, et que iamais Sanglier ne laisse les compaignies qu'il n'ait passé deux ans. Puis si on luy demande que c'est qu'vn Sanglier à son tiers an , peut respondre que c'est vne beste qui a trois ans accomplis , venant a son quart an : puis si 6n luy demande que c'est qu'vo Sanglier en son
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VENERIE PAR quart an » ii peut respondre, que c^t vue be»te qui a quatre am ^^fcoahplis , \enaiit an cinqniesme.
Et tout ainsi qu'on dit^ Cerf de -diiL -cors courable» au préalable ^
peut on dire, Sanglier en son quart an courablei n'ayant point de weîn9. Puis si on luy demande que c'est qu'vu grand vieu^i Sanglier, il peut dire, que c'est Tn Sanglier, qui a laissé {es compaignies il y a pins de |
quatre ans, ou autrement le peut dire, porc entier, ou grapd neifXi ]
Sanglier. En après , si le Veneur fait son rapport , et qu'on luy denp^nde. ^
où le Sanglier a esté viure la nuiet , il peut dire qu'il a esté foîjre ses 1
mangeures aux gaignages, qui se prennent pour champs i et autres, lieux où croissent toutes sortes de bleds comme i'ay dit# Mâjs s'il voyoit qu'il eust fait ses boutis dedans des pre? ou fraichçuri^, il dpit appeler cela vermiller : comme disant, le Sanglier a yermillé en tel lieu. [
Et si de fortune il auoit fait sa nuit aux fouges , ou au parc , le Veneur h
doit dire , qu'il a fait ses boutis au parc ou à la fouge : car il faut entendre que toutes espèces de fruits qu'il pent manger sans fouger, se doiuent nommer mangeures, et toutes les autres choses, où il leue la terre auec le nez (autrement appelé boutoOer) pour auoir les racines , se doiuent nommer fouge: mais aux lieux frais là oft 9 ne bit qoe lener vn peu la terre auec le bout du bontofier, cela se doit nommer vermlUer» ^
qui est, autant à dire, que cereber les vers en la terre. II y a aussi mu-* loter. qui est, quand le Sanglier va certher l^acaches et greniers des mulots, ausquets ils ont assemblé le bled, gland, et autres fruicts. Et quand ils vont aux prez , et autres lieux, paistre Therbe , teUe chose se doit noonner herbeiller, comme disant : le Sanglier a herbeillé en tels lieux. Voilà .|
comme le veneur doit spécifier leS; termes de la vénerie du Sanglier, en faisant ses rapports.
Des iugemenls qtte h Vmeur doit icauairpour eo-
gnaistre vn grand Sanglier : EtpremieremetH
du iugement du pied.