Chapitre LIIIL
r L faut entendre qu'on ne doit iamais assaillir vn ienlue Sanglier en son tiers an » pour le prendre à Xoroe , ^ear il courra plus longnement qn'ya Cerf qe portant ^ue six cornettes. Mak quand il a son quart an i il.se fpent prendre à force « tout ninsi que le Cerf 4e dix ^f'firs » toutesfeis qu'il court plus longumnent* IXênt si le Veneur destoume au mâtin Tn Sanglier en son quart Jin» il dottiegarder s'il s'est retiré de bonne heure au fort : oar communément San-gliers qui attendent le iour à leuer po«r se retnrer en leur fort, sniuans longuemmt les routes et cfaemns, principalement en pays où il y a de la nouzille, et de la faine, dequoy ils font leurs mangewes, séni volontiers meurtriers de Chiens, et hardis. De telles bestea le VeMur ne doit point craindre d'approcher, et les destoumer le phtt court ^'il pourra : car ils ne s'en cuideront pas aller pour hiy : maisVil roi m it d'yn Sanglier qui se souille souuent, et qu'il faoe ni houtisen tu endroit, puis à vn iect d'arbaleste vn autre , tirant payi sans s'arretler , c^est signe que c'est vne besCe efifrayee , qui s*eti va en quelque lieu demeurer. Tels Sangliers qui sont ainsi effrayez, se retirent communément deux ou trois heures auant iour en leur fort. Et fkut bien que le Veneur se donne garde d'approcher d'eux , car s'ils prenoient le vent de luy , et de son Chien , ils s'en iroyent , et ne les cuideroit iamaiv rapprocher.
Quand vn Sanglier veut demeurer en vn fort, il fait tousiours i l'entrée d'iceluy sa ruse , en quelque route ou chemin , puis entre dedans son fort pour se mettre à la bauge : et par ainsi que le Veneur estant au matin au bois , pourra iuger de la malice des Sangliers , et selon qu'il verra , ilressera sa meute de Chiens au laissez-courre : car à vn grand Sanglier malicieux et de repos, il le faut charger de' Chiens d'arriuee, et que les piqueurs soient tousiours meslez parmy eux , en le pressant le plus fort qu'ils pourront, pour luy ester le cueur : d'autant que s'ils ne luy donnoient que huit ou dix Chiens , il n'en feroit cas , et quand ils l'auroyent vn peu eschauffé, il reprendroit son cueur, et né feroit que tenir les abbois , en courant sus à tout ce qu'il verroit douant luy. Mais quand il se voit chargé de Chiens et de piqueurs d'arrim*e, qui le pressent vn
petit
lACQVES »V FOVILLOVX. ««
petit» il s'eslonae, el perd le dnear» alors e^t contraint de fuir et dresser pays.
Il faut mettre des relais p mais ce doiuent estre des phis vieux et sages Chiens des meutes : d'autant que si on mettoit les ieùnes Chiens yistes et vigoureux aux relais , alors que le Sanglier auroit accourcy ses foites , il les pourroit tuer en telle Cvrie^ Mais si o'estoit quelque Sanglier fuyard, qui eusl aocoustumè de prendte les campagnes, et tirer pays, on ne hiy doit donner que irait on dix Clueiia de la* meute, et mettre les autres^ «a rehia, à l!eatrae du pays où il voudra aller : car tels Sangliers fiediident po9 tevir les abhois qu'il» ao soient forcez : et quand ils tes tiénMnl, ke piqneurs y doiuent allM le pias secreitement qu'ils pour-^ root , fians mener bruit : et puis qQâod ils aèrent auprès du lieu où sera le Sanglier» tb se doiuent eaearter toua autour du lieu où il est, allans d'vne eourse droit à luy : et u'esA possible qu'ils ue luy douneut vu c€«p d'espee. Et ne laut- pas qu'ils timneiit la maiu basée , oar ils donuerofieut dedans la bu?e^ mttb faut ^u'ib leueat la maîn haute, el qu'ils donnent les coups d^esfneeu plongeant, se éonuant garde le piqueur de. donner au Sanglier ém costè du «on eheual $ maii de l'autre eoslè : car du eo#tè que le Sanglier se sent blessé:^ jl toutne incontin^it la bure, qui seroit cause dequoy il tueroî t ou blesseiuit son cbeual .
Que s'il est en pays de p^aiue« i) doit mettre vu màntenu douant les iambeaée son obeu8)lrp)tiia doit («erje S|aiiglier à pa$sa4es sans s'arrester^
C'est vne chose certaine;i{U^ $i.o0mft des oolUers cliargez de sonnettes an eol des Chiens courants» al(Mrs:qu''il courent le Sanglier, il ne les tué pas si tost, mais il s'unira deuant eux, sens tenir les abbois.
VENERIE PAR
Fin de la ekasue du Sanglier.
lACQVES D\ FOVILLOVX.
La cliasse du Lieure.
Lièvre ie suis de petite stature »
Donnant plaisir aux nobles et gentils :
D*estre léger et viste de nature , Sur toute beste on me donne le pris.
ij
VENERIE PAR
' Dt la propriêié du Ueure, et pour cognoiure le mode d*auec la femelle.