La vénerie
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LA
sous PRESSE :
LA VENERIE ROYALE, divisée ea iV parties , qui contiennent les Chasses du Cerf^ du Lièvre , du Chevreuil , du Sanglier^ du Loup et du Renard, AVEC LE DEN03IBREMENT DES FoRESTs et Grands Buissons de France , où se doiuent placer les Logemens, Questes, et Relais, pour y chasser, Par Messire Robert de Salnove. — 1 vol. in-4^
(Même tirage et mêmes prix que pour Tédilion de J. du Fouilloux. — Des exemplaires seront imprimés sur peau vélin au prix de 250 fr., pour les souscripteurs seulement qui en feront la demande avant la mise sous presse. )
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Portrait de JACQUES DU FOUILLOUX , d'après un dessin attribué à Clouet, dit Janet, faisant partie de la collection du Magasin pittoresque.
LÀ
DE lACQVES
pV FOVILLOVX, SEIGNEVR
^ DVDIT LIEY, GENTIL-HOMME
du Pays de Gastine, en Poictou,
DEDIE' ÀV ROY.
De DOiraeau reueQe ,
Augmentée de la Méthode pour dresser et faire voler les Oyseaux, par M. de^BoissoudjOy^
Précédée de la Biographie de Jacques du Fouilloux, par M. Pressac.
A NIORT, Chez Robin et L. Fayre, Imprimeurs, rue Saint-Jean, 6.
M. DCCC. LXIY.
Cette Edition de la VENERIE de JACQUES DU FOUILLOUX a été tirée à 670 Exemplaires , sur les Papiers suivants :
25 sur papier de Hollande, numérotés de 1 à 25. — Prix 100 fr.
50 sur papier vergé à bras , numérotés de 26 à 75. — Prix 50 (r.
10 sur papier à bras vélin , numérotés de 76 à 85. — Prix 40 fr.
2 sur papier à bras, vélin fort, petit in-4«», numérotés de 86 à 87, — Prix. . 80 fr.
8 sur papier glacé , pâte vergée (4 couleurs) , numérotés de 88 à 95. — Prix. 100 fr.
16 sur papier decouleur,nonsatiné(8couleurs),numérotésde96àlll.— Prix. SOfr.
10 sur papier mëc. glacé, vergé dans la pâte, numérotés de 112à 121. —Prix. 40 fr.
Les papiers suivants ne sont pas numérotés.
100 sur papier méc. vélin, très fort. . . -^ Prix SOfr.
125 — — collé — Prix ' . . 25 fr.
324 — — sans colle . . — Prix. • . • 15 fr.
AVERTISSEMENT
A VÉNERIE de Jacques du Fouilloux a été réimprimée en 1844*
à Angers, par l'éditeur Lebossé. Cette édition, tirée à un grand
nombre d'exemplaires, deux mille , nous a-t-on dit, a été ra-
' pidement épuisée. Les quelques exemplaires qu'on rencontre
; dans les ventes publiques ont atteint un prix trës-élevé. Ce
i.^— n'eA encore que le moindre inconvénient ; le plus grave , c'est
que les chasseurs ou les blibliophiles, ne peuvent obtenir ce livre qu'après
de nombreuses recherches et souvent une longue attente.
Nouïi avons pensé que le moment était venu de réimprimer cet ou%Tage. Nous a\ ons voulu lui donner tous nos soins , pour rendre cette édition I encore plus complète que les précédentes, de manière & délecter et êolager les amatem^ du déduit et exercice de la Vénene.
Cette réimpression est faite sur l'édition de 1635. M. Pressac préfère le texte tle 1568, cependant nous n'avons agi qu'après avoir consulté un savant bibliophile, qui nous a fortement conseillé de reproduire le texte de 1635, parce qu'il est plus intelligible pour la majeure partie des lecteurs. C'est le motif quî avait engagé les imprimeurs à rajeunir un peu le texte de 1568, tout en respectant le style de notre grand veneur poitevin. Ces modifications ne sont pas d'aiileui^s très-nombreuses, et n'altèrent en rien la pensée de Jacques du Fouilloux.
L'édition d'Angers de 1841 ne contenait point la Fauconnerie. Nous avons réparé cette omission, non pas en réimprimant le Miroir de Fauconnerie de Pierre Harmont; mais en faisant connaître un ouvrage inédit sur cette chasse , rédigé par un auteur poitevin. Le sire de Boissoudan avait composé en 1745 un traité, inspiré par un \ii amour de la fauconnerie ; il contenait les observations pleines de sagacité d'un vieux fauconnier. Mais au moment de le mettre sous presse, toute une révolution s'opéra dans l'art de la fauconnerie. L'emploi du fusil comme arme de chasse supprima les faucons. Il fallut se résigner, non sans regret, à employer cette arme brutale et foudroyante qui remplaçait les habiles et audacieux oiseaux dont le vol rapide. charmait les seigneurs du moyen-âge.
Le sire de Boissoudan laissa dormir son manuscrit dans ses cartons. Son exemple fut imité par ses héritiers. Il y a quelques années , M. Garnier, savant magistrat et antiquaire plein d'érudition , était devenu possesseur de ce manuscrit. Il ne crut pouvoir en faire un meilleur emploi que de l'ofirir à la Société des Antiquaires de l'Ouest. Cette généreuse pensée assurait la conseiTation de ce traité de fauconnerie.
C'est ce livre que nous avons placé à la suite de la Vénerie de du Fouilloux. La Société des Antiquaires de r Ouest, avec cet empressement qu'elle met toujours à encourager les publications qui lui paraissent avoir un but utile pour les études historiques, nous a autorisé à publier le manuscrit du sire de Boissoudan. Nous lui en exprimons toute notre reconnaissance. Un savant modeste, un homme d'un noble caractère et d'une vaste érudition, M. Bonsergent, a bien voulu prendre copie de ce manuscrit, et réviser les épreuves sur le texte. C'est dire que notre reproduction est d'une exactitude parfaite. Que M. Bonsergent nous permette de lui adresser nos remerciements.
Jusqu'à ce jour, il a manqué à toutes les éditions de la Vénerie de Jacques du Fouilloux une biographie complète de ce grand veneur, et une bibliographie de son livre. Les quelques pages publiées en tête de la réimpression faite à Angers, en 1844, étaient ti*ès-
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incomplètes, trop incomplètes même. M. Pressac, si regretté dans le monde des antiquaires où il occupait une place des plus distinguées , nous en a fait connaître le motif. On s'était adressé à lui, afin de combler cette lacune; mais trop tard, pour parvenir à la faire disparaître convenablement.
Un travail de bibliographie peut s'opérer assez rapidement ; mais il en est bien autrement d'une étude biographique dont les documents remontent à une époque très-reculée. Les investigations sont longues, nombreuses; ce n'est souvent qu'après des années de pénibles recherches, qu'après avoir consulté des titres de famille, des registres d'état cinl, des pièces de procédure qu'on par\'ient enfin à arracher de l'oubli des faits qui jusque-là étaient restés inconnus.
M. Pressac ne put fournir que bien peu de notes à l'éditeur angevin; mais, avec sa vive intelligence, il avait saisi tout l'intérêt que cette biographie présentait pour notre histoire locale. Doué d'une remarquable pénétration, il ne se laissa point décourager par les obstacles; au contraire, son ardeur redoubla. Loin de renoncer à ce travail, après avoir fourni les quelques renseignements qâi lui étaient demandés, il se mit k l'œuvre avec la persévérance d'un bénédictin. Il visita les lieux habités par notre grand veneur, la Gâtine, Saint-Martin-du-Fouilloux, Bouille, Fontenay. U parvint ainsi à recueillir des détails inconnus jusqu'alors, de curieuses traditions, et des documents de la plus haute importance.
Une communauté de goût et d'études le mit en rapport avec M. B. Fillon , de Fontenay, savant numismate, habile historien dont les magnifiques collections de documents de toute nature sont emiées, à bien juste titre, par nos bibliothèques publiques. M. B. Fillon ouvrit ses archives à M. Pressac et lui permit de recueillir de nombreux et précieux détails sur Jacques du Fouilloux. C'est ainsi que M. Pressac a pu rédiger avec une grande clarté, avec d'abondants détails, et avec un sentiment d'honnêteté qu'on admire, la biographie si peu connue de notre veneur poitevin.
Nous publions cette biographie , qui figure pour la première fois en tête des œuvres de J. du Fouilloux. Elle avait paru en 1850 dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest. Les héritiei*s de M. Pressac nous ont autorisé à la reproduire en entier. La Société des Antiquaires de l'Ouest ^ que nous avons encore à remercier, a sanctionné cette autorisation.
Un heureux hasard nous a fait retrouver les bois qui avaient été gravés pour l'édition d'Angers. Pendant longtemps on les avait cru perdus; mais nous avons pu en faire l'acquisition, après avoir constaté qu'ils étaient dans un état parfait de conservation*
Enfin, grâce à la sympathie que la direction du Magasin pittoresque porte à toute publication sérieuse, elle a fait exécuter, pour nous, un cliché sur cuivre du portrait de Jacques du Fouilloux, qui fait partie de sa collection.
Ck>mme on le voit, notre édition est donc plus complète que les précédentes. De toutes parts, nous avons rencontré aide et appui. Aussi , nous croyons pouvoir dire à nos lecteurs , comme les premiers éditeurs de du Fouilloux : c Enquoy nous auons bonne volonté emploie et frais et peine, pour vous gratifier et accommoder, de tant que nostre petit pouuoir peut porter ADIEU. 9
Les Éditeurs,