SUIVIES DE
LA BIBUOGRAPHIE RAIS0NK£E DE CET OUVRAGE, Par m. PRESSAC.
AVERTISSEMENT
L*édition de la Vénerie de Jacques du Fouilloux que M. Le Bossé , libraire à Angers, a fait imprimer en 1844, a donné naissance au travail que nous publions. Cet éditeur nous nt demander par un de nos amis de composer une notice historique sur Fauteur dont il reproduisait l'ouvrage. Peu de jours après, nous lui adressâmes quelques documents recueillis à la hftte, et auxquels nous joignîmes des notes bibliographiques plus substantielles que nous avions réunies antérieurement, en vue de la Bibliographie poUemne^ dont nous avions dès lors formé le dessein.
M. Le Bossé avait eu recours à nous trop tardivement. Pressé de faire paraître son' livre promis à époque fixe, il n'eut pas le temps d'utiliser en entier les renseignements que nous lui avions fournis (1).
Ces notes, coordonnées entre elles, formèrent la notice que nous lûmes plus tard à la Société des Antiquaires de l'Ouest.
Peu satisfait de notre œuvre, surtout en ce qui concernait la pefôonne de celui qui en était l'objet, et qu'entouraient des obscurités que nous n'avions pu toutes dissiper à l'mde de nos conjectures , nous fîmes rentrer dans leur carton les pi^es que nous anons écrites, résolu d'aller à la recherche de nouvelles lumières , ou d'attendre qu'elles nous apparussent pour nous guider dans les ténèbres qui nous offusquaient.
Ces lumières que nous demandions sont venues nous trouver, grâce à la publication des mémoires de Guillaume et de Michel le Riche faite par M. de la Fontenelle, et aux Recherches historiques sur Fontenay de M. B. Fillon, notre confrère, auquel nous devons encore de précieuses communications empruntées par lui aux titres nombreux qu'il a découverts en Vendée sur notre célèbre veneur et sa famille. Nos propres recherches nous ont en outre dévoilé plusieurs faits nouveaux. R nous a donc fallu refaire presque en entier notre premier travail.
Nous nous demandions d'abord: l'auteur de la vénerie fut-il marié T laissa-t-il des enfant:?? Quand naquit-il? quand mourut-il? Nos conjectures et des rapprochements de dales nous avaient conduit à renfermer le point juste où devait se trouver la réponse aux doux dernières questions, dans l'espace de moins d'une année pour chacune d'elles, mais nous étions resté muet sur les deux premières. Aujourd'hui tout cela est éclairci, non plus par des conjectures, qui, quelque fondées qu'elles soient, ne valent jamais des preuves malOrielles , mais par des actes ou des écrits authentiques.
(1) y. la notice qui se trouve en tête de Tédition de la Vénerie de Jacques du Fouilloux. Angen» Chartes Le Bossé, 1844, gr. In-S».
Malgré cela, nous eussions encore laissé bien volontiers reposer en paix, & côté (^^ beaucoup d'autres, les feuillets que nous livrons à Timprimeur, si la Société dont nov . avons rhonneur d'être membre ne les eût revendiqués comme un bien sur lequel elle &vc'i des droits. Puisqu'elle a parlé, nous n'avons plus qu'à obéir. Nousconressonspourtr : que ce n'est pas tout à fait sans regret. Par dix raisons, que nous ne déduirons poin:, nous eussions préféré laisser à M. Fillon, qui le désirait, le soin de dresser le piédestal iv: lequel nous sommes condamné à élever le célèbre auteur du plus recherché de nos trait de vénerie. Le veneur et le public , et probablement aussi l'architecte , y eussent beaucot y gagné. M. Fillon, d'ailleurs, a découvert encore, depuis peu de temps, chez M. i^t Puybemeau, de Buchignon, à quelques lieues de Fontenay, une masse considérable ^ ^ papiers, parmi lesquels quelques-uns remontent à la fin du xin* siècle, nous a-t-il écri«« et qui concernent la fkmiUe de notre gentilhomme poitevin et lui-même , à l'aide desqueL il lui aurait été facile de fixer les incertitudes qui nous arrêtent encore, et d'enrichir ces recherches de particularités inconnues. Ce qui doit consoler toutefois, c'est que la découverte de M. Fillon ne demeurera point ensevelie dans son cabinet, n est sur le point c: faire connaître tout ce qu'elle offre d'intéressant et de curieux pour notre sujet dans ai e Publication pour laquelle la vie de celui à qui nous consacrons ces recherches servira f^ cadre. Ainsi se trouveront remplis tous les vides que nous aurons été forcé de laisser
Poitiers, le 31 décembre 1851.
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