CHAPITRE XXII
Quelles sortes de vols il y a.
[es Rois et princes ne craignant pas la dépance, et ayant des équipages de ^fauconnerie bien tenus , ont les vols qui suivent ;
Sçavoir: le vol du Milan se fait avec les Gerfaux au nombre de trois, ou :deux et un sacre.
Le héron par les mesmes oyseaux.
Le lièvre par les mesmes oyseaux.
L'oye sauvage et la grue par les mesmes. Le lapin par les mesmes oyseaux.
Le canard par Faucons de passage et niais. La corneille par Faucons de passage et niab. La pie par Tiercelets de Faucon de passage et niais. L'alouette et le cochevis par Émérillons. La buse comme le milan.
La perdrix par Faucons niais et de passage; par Laniers, Lanerets, Sacres, Sacrets et Tiercelets de Gerfaux, et Tiercelets de Faucon de passage; par Autours et Tiercelets d'Autours niais et de passage. Quoy que touts ces oyseaux chargent la perdrix , il faut convenir qu'a ce vol les laniers de passage et les sacrets sont les meilleurs de touts : on fiiit voler aussy le phaisant par les Faucons et par les Autours; dans les endroits ou les couriis sont communs on les fait voler par des Faucons et par des Laniers ; c'est mieux le fait du lanier et du sacre que des antres oyseaux: il y a cependant des laniers qui ny veulent pas donner.
On peut encore se serrir des Esperviers ; ils volent bien la caille, le merle, le jay, la pie, la grive et les petits perdreaux: il y en a de fort gros qui volent quelquefois beaucoup. Sy on pouvoit en avoir de ceux du Hilanez ils volent la perdrix toute l'année comme des Tiercelets d'Autour, et sont bien gros.
Ce ij