‹ La vénerieChapitre 121 sur 138 · CHAPITRE XXn · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXn

Des Oyseaux qui charrient.

aYOT que charrier ne soit pas une maladie, cest un grand defianlt qu'il faut {corriger. H y a des oyseaux que la faim ou la gourmandise fait charrier: pour leur faire passer ce déffault, au lieu de crever vos chevaux a courre [après, aprochez les doussement, et leur jettez une perdrix avec une (iliére, 'ou attachée au leurre. Vous les prendrez et les paistrez; vous ne ferez pas ^ cela six fois qu'ils perdront ce vice. D'autres oyseaux laissent le poin quant on les relève, et se débattent beaucoup: paissez les cinq a six fois a la première perdrix, et a la segonde vous les tiendrez mieux, et cela leur passera. H faut pratiquer cela d'abort et ne pas leur laisser prendre l'habitude; car, enfin, vous perdez vos oyseaux, crevez vos chevaux, et n'avez point de plaisir a la chasse.

Aussy, dés que vos oyseaux sécartent, il les faut paitre aussy tost quils sont repris; et, par ce moyen, vous It^s accoutumerez a venir dabort quils vous entendront appeller.

Page 1