La Vénétie devant l'Europe, correspondance diplomatique
Manin est mort : Venise est sous le joug ; ses gémissements, comprimés par l'étranger, ne parviennent pas à l'Europe, Qu'il soit du moins\pwTnis. à l'histoire d'élever la voix pour elle ! Nous remepuisonsf traduites sur les originaux, les instructions doq^es^par leTj^résident Manin à l'envoyé vénitien chargé de fepjçésènter Venise aux confé-rences qu'on annonçait devoir s'ouvrir à Bruxelles, par la médiation de la France et de l'Angleterre, après la chute de Milan. On y trouvera toute la pensée des Vénitiens sur des questions que l'on croyait glorieusement résolues il y a peu de jours, et que Ton est aujourd'hui de nouveau réduit à débattre devant l'avenir. Ce que la Vénétie voulait il y a dix ans, elle le veut aujourd'hui; elle le voudra toujours.
Nous donnons, à la suite de ces instructions générales, quelques lettres de l'homme distingué qui avait été chargé
de faire valoir les vues de Manin auprès des puissances médiatrices, et nous y joignons les réponses de lord Palmerston. Nous ajoutons à ces documents diplomatiques quelques autres pièces qui suffiront à rappeler, nous l'espérons, comment la pensée des chefs, qui était la pensée de tous, fut soutenue par un peuple infortuné et si digne d'être libre.
Ces diverses pièces sont tirées d'un recueil inédit de documents pour servir à l'histoire de Manin et de Venise en 1848-1849, recueil où ont été puisés en grande partie les éléments du récent ouvrage de M. Henri Martin sur Manin.