SCÈNE VIIImb (Gustave, Félix, Baptiste
Gustave. ,, ,. ,,, . ,,
Vient que je t'embrasso, mon bon Baptiste ! "
Baptiste (avec des sanglots dans la voix).
Ah! M. Gustave, que je suis heureux de vous revoir
Oui, cette fois, vous allez rester avec nous autres, ou j 'mourrai en vous défendant. — Le bon Dieu est plus fort que le diable, allez!
Félix. ■'■>> ■
Où est ton maître, mon ami ? 'M ■
Baptiste. ' "^ '
Je n'en ai pas d'autre que Dieu et M. Gustave.
Gustave (ému.) i : > ■.<
Pauvre et cher ami ! tu m'est resté fidèle toi, dans mon malheur !
Félix.
Vas prévenir Monsieur Vildac que M. Gustave est ici. {Baptiste sort.)
Gustave.
Que me veut donc le meurtrier de mon père ? Le traître, le parjure qui a fait condamner sur une accusation inouie, son frère, son ami d'enfance, à la prison perpétuelle. Que peut-il me vouloir? Mais le voici
Vildac, /ait^e et chancelant soutenu par Baptiste il
s'avar-- -rs Gustave , et lui tend ta main en disant : Permettez, Gustave
Gustave interrompant.
Cette main, monstre, est tachée du sang de mon père, et tu oses me la présenter. Infâme I Mais dis vite, que me veux-tu ?
Vildac.
Ce que je veux de vous, Gustave, — c'est beaucoup ! beaucoup
plus que je ne mérite Je veux être pardonné de vous; je
veux que vous me pardonniez la mort de votre père, — je veux
que Vous me pardonniez vos années de prison et de souffrances,...
^ ^-^■^'^-'- "*^^^«^^*^-" Gustave, .:"V "-^ ". V;-; ' ■
Te pardonner le meurtre de mon père, te pardonner tes forfaits à mon égard — non, jamais, jamais.
' ' ' ViLDAO.
Gustave, — il est une faveur que vous ne pouvez me refuser, — une faveur que l'on accorde au plus misérable des hommes, — (tombant à genoux) — c'est au nom ^'^ Dieu, pour l'amour de Dieu, — que j'implore de vous mon part . :. — Osez me le refuser maintenant ?
-invM Pfr-/ i>i Gustave, énr^u. , ■î'-'ui^ .1' '.=•/.
■ Oui ! au nom de Dieu ! il me faut pardonner. Eh ! bien" je te pardonne le meurtre de mon père, je te pardonne mes souffrances et ma prison, — et puisse le Dieu au nom duquel je pardonne te paà donner aussi.
Le Revenant Î (à son apparition Gustave tombe à genoux •' — Mon père!— .:i/i;V«i^.U - ...
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La vengeance de Dieu est satisfaite, — le repentir efface tout ; il faut pardonner pour être pardonné. — , . . , r
(La rideau tombe.) ir. ,
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