La vengeance de Geneviève [microforme]
était introduit dns une obscure antichambre : ; Je matin, par ‘une sons fillette de huit ou neuf ans ; dans Fi | ci À P7 une servante âgée : le soir, | jepiné hominé boiteux, aux
pe d'ouvrier, sin ab paraissaient tous
»n dabarieuse, où à rem-
iei Ac 28 crade ‘pendent
Fe heures tbe dors études ou à leurs travaux professiontiéls, *
De cette antichambre, sommairement meublée, on passait dans un petit salon mieux éclairé, quoique d’une simplicité trop grande pour ne pas trahir la gêne, où les deux profes-
seurs recevalen yiaites, snnon Demandait-on ue Outie: ÿ EUR aimable
figure apparaissait sur le scuil d'une chambre, + fond de laquelle semblait sortir une de malade exigeante; ue J ulienn pe. reste pas loiigtèn ps. répétait la voix Re ive.
Je mn maman, répondeit Ml Outie 'en envoyant un bon régard en arrière.
Elle 8 té alors, et, si le visiteur était un ère en quête, d'une -maitrpsse de’ ie, CS 4 Daquéte en de Au: faite, par
l'air affable,, des manières’ attirantes et la frén-
che physionomie de Mile, Outier,
Si c'était, dû contraire, an professeur de dessin que le wisiteur avait affaire, la jeune introductrice, ou l’ouvrier boiteux, appelait Mme Carxès-qui:venhit, d'un. ps: -lént, nvec un faible
renrire;: salner:qui:le demnéit, et tout ausai-
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tôt,le: nouveau venu se.sentait saisi de .1espect, en face dece beau. visage blanc de cire, où s'allumaient des yeux profonds. .
‘C'est que la beauté. de Mme Carvès différait si fort de ce qu'on appelle de ce nom dans. le moñde !. .
‘Le: fr sr à émbitnne; ourlé de ‘cheveux blonds, semblait pencher sous un poids trop lourd. Les joues diaphanes gardaient une coupe pure. La
bouche: offrait des plis révélateurs. . ces plis
qui naissent des amertnmes débordantes pi des
as contenus.
“Le buste, ‘aux contours harmonieux, pliait.
lié ntmemt La main fine et pâle, ne devait pas’ connaître les durs travaux. :Le vêtement de deuil avait l'austérité monastique. de ]s forme avec: une grâce inconsciente daus Je porter.
1Amait-elle vingt-cinq on trente-cinq ans?..
Était-olle épouse an venve?...Onne, sovail.
Quelque chose d'immatériel enveloppait cette créature:silencieiseet douce, dont la voix snave comportait des:notes brisées, telles que celles d'un: instrument où s'est appuyée trop lourdemet ame main maladroite.
On s'entendait aussi facilement avec. elle,
non qu'elle fit des frais d’amabilité comme sa
compagne; mais parce que la modération deses . exigences.et la:distinction de ses manières lui
cohciliaient promptement.:les sympathies.
Mme Carvès apportait au travail la. rmâme réotitride. Œlle profoseait le dessin. sans enthousissme, avec ane iiyariable correction, aussi
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élu de la chaleur factice de certains: maîtres
que de l'indifrésenue mal ba ni de queues autres. R
On cpprénsit près d'elle, et ss élèves l'ai- ‘maïent.
Si les enfants se RATES satisfaits F 88 justice, de sa patience, de sa bonté, les parents ‘se plaignaient un peu de son ektrême réserve. Jamuis on ne: vit professeur moins :loquace : jamais on n’admit dans son: intérieur: 7 “plus résolument discrète. int
C'était à décourager la Guriositi di mien à ‘nace. Quand on lui parlait de son passé, ielle disait simplement que ‘la vie réserve:à chacun de nous sa part d’amertume.”' Mais ue part d'amertume avait-elle: connue ?,::: ::: |
Quand on l'interrogeait sur le. présent, elle |
répondait avec l’accent de la sincérité: qu'une .
mère est toujours suffisamment Hepra nee ‘entre son enfant et du travail.: dr apres Quand on essayait de sonder ses ‘espérances
‘d'avenir, son sourire résigné expliquait mieux ‘que’ses paroles, qu'à son sens, le plus sage était
de vivre sans projets, ‘entre les mains de: a
Providence.
D'où les parents, orienté du résultat négatif de leur petite enquête; concluaient avec dépit: ‘Mme Carvès est ‘une femme charmante, un professeur: Pa cu mais : uu être bien mystérieux !” J Es ro 100 satM
: Cette opinion se Lstiete ehébro, | Fais les
esprits curieux, lorsqu'ils avaient l’occasion
d'interroger les personnes de l'entourage de la jeune maîtresse de.dessin : la servante du logis Carvès-Outier, et la ‘concierge du No 115 du boulevard du Princé-Engène, la babillarde.
mère Péchu. nt HT ot Ces deux fonctionnaires du: fourneau et du tordon. valaient une agene de renseignements. La servante, une vieille femme impotente du nom. de Marianne, prenait un air scaudalisé orsqu'on parlait de ses maîtresses sans toutes les formules du-respect:le plus quintessencié: : «mriNe perlez: donc. pas sans savoir, disait elle. Nos dames, donnent, des. leçons parce qu'elles ont, eu; des malheurs. ‘Elles . sont nées riches et. j'en ai: vu une surtout, en ses beaux. jours, plus’ huppée,. plus brillante qu'une princesse ! c’est Mme Outier, la bonne vieille dame !... Mais voilà, son mari a mal fait ses affaires, et son dernier associé, M. Marte!, qui 8 été mon, maître aussi, n’a pas pu le.retirer de peine, On dit même qu'il l'y avait mis. mis je:.ne lai pas en. Mlle Julienne, très ; courageuse, s'est. faite institurice pour | soutenir, sa mère, d'abord en. Angleteri®,. puis chez'elle. C’est une fille de grand cœur. D'ail. leurs, allez! .chez nous, c'est. la maison: des grands cœurs. Mme Carvès!... :Y at-il au monde une femme. plus vaillente, avec, des chagrins >omme les siens ?. ... Une femme qui a,eu tout le; bonheur possible, et qui.se voit, encore si jeune... et. si jolie. . et sans Âortune, sans’mar’, sans même un nom!..; Ah, c'est
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