INSCRIPTION DU TEXTE MANUSCRIT
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(Imprimé.)
notice qu'on vient de lire.
A mon retour M. de Rivière m'apprit qu'il en avait fait l'acquisition pour le Muséum, et qu'elle était embarquée sur un des bâtiments de la station. J'ai su depuis que M. de Marcellus arriva à Mile au moment même où la statue allait être embarquée pour une autre destination; mais, après divers obstacles, cet ami des arts parvint enfin h conserver h la France ce précieux reste d'antiquité.
I Manuscrit. )
notice qu'on vient de lire (1).
A mon retour, M. de Rivière m'apprit qu'il en avait fait l'acquisition pour le Muséum et qu'elle était embarquée sur un des bâtimens de la station. Cependant à notre second passage hMilo au mois de septembre, j'eus le regret d'apprendre que cette affaire n'était pas encore terminée.
Il paraît que le paysan ennuyé d'attendre, s'était décidé à vendre sa statue moyennant 750 piastres à un prêtre du pays qui voulait en faire cadeau au drogman du Capitanpacha, et M. de Marcellus arriva au moment même où elle allait être embai'quée pour Constantinople. Désespéré de voir que ce beau morceau d'antiquité allait lui échapper, il mit tout en œuvre pour le ravoir, et grâce h la médiation des pri-
(I) «M. d'Crville qui jiassait sur la Chevrette et se rciulait dans l'Euxio, voulut bien me communiquer une notice relative ù la statue et le dessin qu'il en avait crayonné ; il y joignit une copie de rinscription trouvée en même temps. Malgré les lacunes des lettres, malgré mon inexpérience du style lapidaire, je crus dos iors que le sens ne pouvait en être appliqué à celte statue, que je nommai l'émis avant même de l'avoir vue. » {Souvenirs de l'Orient, chap. vni.) Quand on a lu cette notice de Dumont d'I'rville sur la statue de Milo, il n'est pas diflifilc de la nommer Vénus.
ArPENDlCE.
(linprinic.
Le 25 au inatiu, nous doublâmes le promontoire de Sigée et donnâmes dans le canal des Dardanelles... etc.
(Mannscril.) mats de l'île, le prêtre consentit enfin, mais non sans répugnance, à se désister de son marché et à céder la statue. Mais par la suite il fit payer cher aux primats l'intérêt qu'ils avaient témoigné aux Français ; il les avait dénoncés au drogman et durant notre séjour à Milo, quelquesuns venaient d'être conduits près de cet envoyé alors en tournée dans les îles voisines.
On craignait qu'ils n'eussent à subir de mauvais traitemens ou tout au moins de fortes avanies (1).
Le 25 avril au matin, nous doublâmes le promontoire de Sigée et donnâmes dans le canal des Dardanelles... etc.
(I) M. Matierer, iiiii a eu le manuscrit de dLTville entre les mains, a mis en marge et en regard de ce passage la note suivante : « Ou a trompé M. d'I'rville à son retour ;'i Slilo, ou bien il n'a pas voulu dire ce que l'on a fait pour obtenir la siatue de Slilo; car elle a été enlevée parla force brutale, et on le dit encore en (838 dans cette Ile. On lui a fait un conte qui n'est pas vrai, et ce que l'on dit ici est la vérité. »
Notre manuscrit de la Relation de dT'rville se termine par le passage suivant (1), qu'on ne retrouve point dans les Annales maritimes.
Telle a été la marche de cette campagne qui ajoute un éclat particulier à la gloire dont M. Gaultier s'est déjà couvert les années précédentes. En effet, jamais bâtiment de guerre français n'avait parcouru les côtes que nous avons visitées et plusieurs siècles pourront s'écouler avant qu'une expédition semblable ait lieu. Je m'estime heureux d'avoir pu coopérer, suivant mes faibles moyens, aux travaux honorables qu'ont eu à remplir tous les officiers de la Chevrette; je le suis doublement par la riche collection que je rapporte et par les services que j'aurai pu rendre à la science. Mais j'en
(4) Voir page 7.
dois faire l'aveu, il m'eût été impossible de prétendre aux résultats que j'ai obtenus, si, par un rare concours de bonne volonté, mon capitaine et mes collègues ne m'eussent secondé de tous leurs moyens dans le but que je me proposais. M. Gauttier eut constamment l'attention de m'emmener avec lui dans les relâches où la nature de son travail ne lui permettait de séjourner que peu d'instans. Mes camarades se sont toujours prêtés à cet arrangement avec la plus grande complaisance. Enfin, je dois particulièrement à M. Matterer, notre lieutenant, officier d'un grand mérite, et l'un de mes bons amis. Je n'oublierai jamais qu'il a eu la bonté de se charger de mon service toutes les fois qu'il eût pu me retenir à bord.
J. d'Urville.
6 novembre 1820.
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On regrette que l'Acadi^mie du Var n'ait pas encore fait imprimer cet
intéressant manuscrit , surtout dont l'auteur était un de ses honoraldes
memhres; cela serait cent fois plus utile que des fables et des discours, et
ce serait aussi un liunima^e rendu à la mémoire de ce célèbre navigateur.
{Dernière note de .1/. Malterer.)
Le Temps du jeudi 16 avril 1874 a publié la lettre suivante de IM. Jules Ferry, naguère ambassadeur en Grèce, et qui a visité Milo au mois de mars 1873.
M. Jules Ferry nous a fait l'honneur de reprendre les arguments de notre travail dont il admet les résultats en les appuyant d'un nouveau témoignage.
L'auteur nous a gracieusement autorisé à reproduire sa lettre, qui a été comme une conclusion de notre première étude. Qu'il nous soit permis de lui offrir tous nos remercîments.